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Suspendre les notes pour baisser la pression à l’école

La conseillère d’État, Cesla Amarelle adapte l’enseignement pour les apprentis et les gymnasiens.

Les gymnases (ici, celui de la Cité à Lausanne) sont fermés depuis trois semaines. L’enseignement en formation postobligatoire s’adapte.
Les gymnases (ici, celui de la Cité à Lausanne) sont fermés depuis trois semaines. L’enseignement en formation postobligatoire s’adapte.
Florian Cella

Il va falloir s’y faire, le retour en classes ne se fera sans doute pas au terme des vacances de Pâques. La courbe des contaminations au Covid-19 ne baisse pas. Il y a donc des risques que l’enseignement à distance se poursuive au-delà de début mai, estimait Cesla Amarelle, vendredi en conférence de presse.

Dans ce contexte, la conseillère d’État en charge de la Formation a mis l’accent sur l’enseignement postobligatoire. Elle l’avait déjà dit pour les plus jeunes élèves: il s’agit de «baisser la pression» pour les gymnasiens et les apprentis aussi («24 heures» du 24 mars), ainsi que pour leurs familles et les enseignants.

Les notes suspendues

Tant que l’enseignement ne reprendra pas normalement, il n’est pas question d’évaluer les jeunes en formation. C’est la première décision rendue pour les ados. Les seules évaluations qui pourraient être demandées n’auront qu’une valeur indicative, précise Lionel Éperon, directeur général de l’enseignement postobligatoire. L’arrêté du Conseil d’État supprime également le nombre minimum de notes par branches.

L’attente pour les examens

La question des examens commence à se faire pressante et Cesla Amarelle assure faire son possible pour obtenir des informations. C’est qu’ils sont régis par des règlements fédéraux. Une décision est attendue le 9 avril concernant les examens des apprentis. Pour les gymnasiens, la conseillère d’État compte sur des nouvelles «au plus tard au début du mois de mai». Pour l’école obligatoire, la question du certificat reste suspendue à l’évaluation de différents scénarios.

Apprentis sous surveillance

Cesla Amarelle ignore, parmi les 19'500 apprentis vaudois, combien se rendent encore dans leur entreprise. Les 65 commissaires professionnels ont reçu pour mandat de surveiller leurs conditions de travail, tant sur le plan sanitaire qu’éducatif. «On est à quelques mois d’examens potentiels et ces jeunes doivent pouvoir continuer à se former», dit la ministre vaudoise. Lionel Éperon salue la mobilisation des apprentis de métiers répondant à des besoins vitaux: «Beaucoup voudraient même faire des heures supplémentaires, ce qu’on ne peut pas accepter.»

Travail modéré

Il paraît clair que l’enseignement à distance n’a rien d’équivalent à celui dispensé en classe. Si les notes passent à l’as, le rythme de travail doit aussi être adapté. Plus question par exemple d’échanger des mails entre enseignants et élèves hors de la plage horaire qui va de 8h à 17h. Et les enseignants sont priés de modérer la quantité de travail à effectuer à la maison. «À vouloir trop bien faire, on risque de donner trop de travail», note Lionel Éperon.

Outils en phase d’adaptation

L’instauration de l’école à distance s’est faite dans l’urgence, il y a trois semaines. Mais les choses se mettent en place, avec la mise en ligne d’une nouvelle plateforme collaborative. «On y travaille d’arrache-pied», assure Cesla Amarelle. Des ordinateurs et tablettes ont par ailleurs été fournis aux familles qui n’en disposaient pas. Manquent encore des machines pour 115 apprentis.

Une aide aux entreprises

Afin de continuer à encourager la filière d’apprentissage, le Conseil d’État invite le Conseil fédéral à étudier des mesures incitatives en faveur des entreprises. Cela afin que l’épidémie actuelle ne menace pas cette voie de formation. Bonus en matière de RHT ou financement du salaire d’un apprenti seront proposés à Berne.

Les syndicats inquiets

Du côté des syndicats d’enseignants, on s’inquiète des inégalités que pourrait générer l’enseignement à distance. La question des examens est aussi dans le viseur. Si le confinement devait se prolonger au-delà de début mai, des examens ne sauraient être envisagés. Ce qui questionne la façon dont seraient certifiés les élèves.

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