Syndicats et parents satisfaits pour l'avenir du parascolaire

SocialOpposé au premier projet des communes, le Collectif parascolaire se réjouit de voir la proportion d’éducatrices professionnelles grimper.

Journée de grève des éducateurs et éducatrices en décembre 2018.
Vidéo: Fabien Grenon

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On aurait pu penser que l’augmentation de la taille des groupes dans la structure d’accueil parascolaire (de la 5P à la 8P), confirmée par les communes ce jeudi matin, aurait entraîné le mécontentement des syndicats et des parents. Après trois mois de négociations, ils acceptent ce changement, alors même qu’ils l’avaient combattu depuis des mois.

Pourquoi ce changement? Parce que l’encadrement par des éducatrices et éducateurs professionnels sera renforcé. C’est le message du Collectif parascolaire, qui réunit syndicats, parents et associations.

Travail pédagogique

«Avec du personnel bien formé, comme la proportion de professionnelles augmente dans la version définitive du cadre de référence de l’accueil parascolaire, on peut faire du travail pédagogique avec des groupes plus grands qu’aujourd’hui pour les enfants de cet âge», explique Maria Pedrosa, secrétaire syndicale au sein du Syndicat des services publics (SSP).

Présidente de l’Association vaudoise des parents d’élèves (APE), Marie-Pierre Van Mullem fait la même analyse: «Pour nous, l’important est d’avoir des gens formés autour de nos enfants. Nous avons désormais cette garantie. Renforcer les professionnelles est une bonne nouvelle.»

«Soigner les plus petits»

Autre motif de satisfaction: le fait que la taille des groupes ne bouge pas pour les écoliers de la 1P à la 4P, en restant à 12. L’Établissement intercommunal pour l’accueil parascolaire (EIAP) voulait un nombre de 15 pour les 3P et les 4P. «Il est important de soigner les plus petits, ajoute Marie-Pierre Van Mullem. C’était une priorité pour nous et nous saluons l’effort qui a été fait par les communes.»

Mais face à la pénurie de places d’accueil, le nombre d’enfants dans les groupes intéresse-t-il vraiment les parents lambda? Marie-Pierre Van Mullem concède que la priorité des parents est de trouver une place. «Mais il ressort très vite, dans un deuxième temps, que les parents ne sont pas d’accord que leurs enfants soient accueillis à n’importe quelle condition. Il y a l’urgence, puis la réalité.»

«Coup de projecteur»

Côté syndical, Maria Pedrosa note que les changements apportés par rapport au système actuel, qui avait été défini par l’État et pas par les communes, sont assez peu nombreux. Mais elle se réjouit que l’EIAP soit revenu sur une grande partie des dérogations qu’il imaginait dans un premier temps, notamment sur la taille des groupes.

Autre motif de satisfaction pour la syndicaliste: le coup de projecteur sur l’accueil parascolaire. «La mobilisation et le lien de solidarité avec les parents ont permis de valoriser le secteur du parascolaire et de faire comprendre qu’il a besoin de gens formés pour le faire fonctionner, commente Maria Pedrosa. L’EIAP l’a entendu et sans cela, il n’y aurait jamais eu de négociation.»

Créé: 28.03.2019, 12h01

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