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Les tarifs du chauffage de l'écoquartier irritent les élus

Le Conseil communal a demandé à la Municipalité de rectifier le tir vis-à-vis des investisseurs du futur quartier des Plaines-du-Loup.

Le Parc du Loup 3 de la coopérative La Meute sera chauffée selon les critères de la société à 2000Watt, ce qui sera onéreux, au départ pour le moins.
Le Parc du Loup 3 de la coopérative La Meute sera chauffée selon les critères de la société à 2000Watt, ce qui sera onéreux, au départ pour le moins.
LX1 ARCHITECTES

Les futurs habitants de l'écoquartier des Plaines-du-Loup devront-ils payer plus cher que les autres Lausannois pour leur chauffage au motif qu'ils bénéficient d'un système entièrement écolo? L'installation de pompes à chaleur pour le quartier du nord de la capitale satisfait aux exigences de la société à 2000 watts, tels qu'elles ont été édictées dès le démarrage du projet. Cela a un coût et les investisseurs s'en sont indignés publiquement ces dernières semaines, faisant valoir que les habitants qui reçoivent le chauffage à distance payent beaucoup moins cher.

L'affaire a rebondi mardi soir au Conseil communal où le socialiste Benoît Gaillard demandait des comptes à la Municipalité. Pour lui, il y a une forme d'injustice à demander un sacrifice aux futurs habitants de l'écoquartier pour un mode de chauffage écologique dans l'intérêt de toute la population. Il a demandé dans une résolution que la Municipalité trouve le moyen de lisser les coûts, de façon à obtenir un «financement solidaire de l’énergie thermique et non par les seuls utilisateurs concernés».

Un vaste débat en a découlé, où deux autres résolutions ont été traitées. L'élu d'Ensemble à gauche, Johann Dupuis, a proposé de privilégier la mise en réseau de tout nouveau chauffage renouvelable plutôt que de les monter sur des réseaux séparés, ce qui a été refusé pour des raisons techniques. Autre résolution encore, Vincent Vouillamoz, du Centre, veut que les contrats entre la Ville et les coopérateurs, qui portent sur 40 ans, soient publics une fois signés. L'idée a été acceptée à une courte majorité.

Parmi les intervenants, le Vert Valéry Baud, membre du comité de l'association de l’écoquartier mais pas investisseur, a durement critiqué l’ «attitude» de la Municipalité dans sa manière de conduire les affaires de l’écoquartier. Pour l’élu, toute la démarche visant à apporter de la qualité de vie dans ce futur quartier cède la priorité à des questions d’argent: «On ne parle plus que d’argent et non de vie de quartier», a-t-il asséné.

Le syndic Grégoire Junod et le responsable des Services industriels, Jean-Yves Pidoux, ont tous deux démonté cette vision des choses relevant que la phase des négociations était un passage obligé et qu’elle entraînait par la force des choses quelques tensions. Au demeurant, le syndic a appelé à davantage de «mesure» dans le débat tout en pointant que la Municipalité dialoguait avec «des investisseurs plus aimables que Valéry Baud».

Enfin, Jean-Yves Pidoux a annoncé que les négociations avec les futurs propriétaires sur le prix du chauffage avaient avancé: «Nous les avons rencontrés et nous avons trouvé une solution; nos points de vue ont convergé.» De quoi amener un peu de sérénité dans cette affaire, même s’il est clair qu’avec les exigences climatiques à venir, le chauffage, même à distance, risque de coûter de plus en plus cher.

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