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Le taux de chômage vaudois fait un bond

Alors que la période est d’habitude propice à une baisse saisonnière, Vaud subit une augmentation qui inquiète.

Les chercheurs d'emploi sont plus nombreux alors que mars est d'habitude propice à une diminution saisonnière du chômage.
Les chercheurs d'emploi sont plus nombreux alors que mars est d'habitude propice à une diminution saisonnière du chômage.
Keystone

L’impact de la crise sanitaire sur l’emploi s’est rapidement fait sentir. Depuis la fin du mois de février, dans le canton de Vaud, le taux de chômage est passé de 3,7 à 4,4% aujourd’hui. Une augmentation de 0,7 point en quatre semaines: «C’est quelque chose que nous n’avions plus connu depuis fort longtemps», déclarait vendredi Philippe Leuba, conseiller d’État chargé de l’Économie.

Le nombre de chômeurs s’établissait à 18 164 lundi, soit 2800 de plus qu’il y a un mois. Habituellement, mars connaît plutôt un recul du nombre de demandeurs d’emploi, engendré par la reprise des activités de la construction. La pandémie de Covid-19 bouleverse toutes les données.

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Lire aussi:Suivez la situation de la pandémie de Covid-19 en chiffres et en graphiques

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Quels sont les secteurs les plus touchés? Selon une source qui travaille dans un office régional de placement, il y a eu une première vague formée de temporaires et de saisonniers provenant de l’hôtellerie et de la restauration, puis une seconde constituée par la construction, le commerce de détail et l’industrie. Le Service de l’emploi (SDE) ne peut pas fournir de statistique précise: «Tous les secteurs de l’économie sont touchés; avant de pouvoir diffuser des statistiques, le SDE doit traiter les demandes.»

Les analystes, de la Confédération aux banques, pronostiquent sans surprise une lourde récession pour cette année. Une hausse supplémentaire du taux de chômage paraît inéluctable. De quel ordre dans le canton de Vaud? Il est encore trop tôt pour tenter une projection, estime Françoise Favre, cheffe du SDE: «Il nous paraît dangereux d’émettre des prévisions en ce moment. La situation peut rapidement évoluer.»

Les ORP mènent désormais les entretiens par téléphone avec les personnes qui cherchent du travail. Les demandeurs d’emploi s’inscrivent par courrier ou par mail en utilisant le formulaire disponible sur le site web. «Nous avons fermé toutes les mesures, comme les formations en institution ou en entreprise», relève Françoise Favre. Les emplois assignés sont également mis entre parenthèses.

Le travail des collaborateurs des ORP est ainsi devenu plus compliqué en raison de l’absence de contact, comme en témoigne l’un d’eux: «Cela rend clairement plus difficile, pour nous, de comprendre les situations, en particulier avec les personnes ayant des difficultés d’expression, soit à cause de la langue, soit par manque de capacités cognitives.» En revanche, explique la cheffe du SDE, cela permet de réorienter les ressources vers le traitement du chômage partiel dont les demandes ont explosé.

Le Canton annonce avoir réceptionné 11 000 requêtes. «Nous avons reçu environ 180 caisses de courriers au 27 mars dernier, et nous estimons que chaque caisse contient environ 60 demandes», raconte Françoise Favre. La Confédération déclarait vendredi recenser 51'000 demandes enregistrées. Proportionnellement, les Vaudois semblent donc davantage touchés. La comparaison reste toutefois sujette à caution, ainsi que le relève le SDE: «Comme les Cantons en reçoivent au minimum plusieurs centaines par jour, il n’est pas possible de les enregistrer toutes au fur et à mesure.»

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