Les taxis B sauvent leur volant en 2020

RéglementationImposée par l’arrivée d’Uber, la nouvelle loi vaudoise sur les taxis entre en vigueur le 1er janvier.

La nouvelle loi cantonale sur les taxis a été adoptée en mars par les députés

La nouvelle loi cantonale sur les taxis a été adoptée en mars par les députés Image: Philippe Maeder - a

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C’est une réglementation fort attendue qui entrera en vigueur en 2020: la nouvelle loi vaudoise sur les taxis, époussetée en raison de l’arrivée de la société Uber dans le canton en 2015. Dès le 1er janvier, le monde des taxis sera simplifié et divisé en deux catégories: les taxis A actuels, qui bénéficient d’un usage accru du domaine public, et tous les autres. À Lausanne toutefois, les chauffeurs qui bénéficiaient d’une dispense B sauvent leur volant in extremis.

Les diverses discussions, entre le Conseil d’État et le comité de direction de l’association de communes de la région lausannoise pour la réglementation du service des taxis, ont ainsi abouti à l’ajout d’une disposition dans le règlement d’application. Il précise que la notion d’usage accru du domaine public comprend notamment l’utilisation des voies réservées aux bus, moyennant une autorisation communale, avec ou sans permis de stationner sur le domaine public. «Le comité de direction est bien conscient des difficultés qu’auraient rencontrées les chauffeurs de taxi catégorie B si le règlement d’application tel que mis en consultation était entré en vigueur», confie son président, le municipal lausannois Pierre-Antoine Hildbrand. La solution trouvée leur permet donc de conserver certaines prérogatives.

Lausanne compte 250 taxis de catégorie A, qui peuvent se garer sur le domaine public et prendre en charge des clients qui les hèlent dans la rue, et 80 autres de catégorie B qui ne peuvent travailler que sur appel. À noter que le service Uber Pop, qui tournait essentiellement avec des conducteurs amateurs, disparaîtra en 2020.

Adopté par le Grand Conseil en mars dernier, le texte prévoit notamment que tous les conducteurs devront être au bénéfice d’une autorisation cantonale et s’annoncer auprès de la police du commerce. Autre clarification: les sociétés de transports devront avoir leur siège en Suisse, et les VTC (voiture avec chauffeur) devront être identifiables.

Créé: 30.12.2019, 16h06

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