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«Time Machine» peut toujours rêver du milliard

La machine à remonter est parmi les six finalistes en lice pour un financement européen monstre

Archivio di Stato di Venezia / Hillary Sanctuary

Attendue depuis près de quatre mois, la réponse est enfin tombée: «Time Machine», l’ambitieux projet informatique qui vise à reconstituer numériquement des villes du monde dans le temps et l’espace, est toujours en lice pour décrocher la timbale européenne.

«Nous étions un outsider»

Inventée par le responsable du Laboratoire d’humanités digitales de l’EPFL Frédéric Kaplan, la machine à remonter dans le temps, à mi-chemin entre Facebook et Google Maps, fait en effet partie des six finalistes dans la course au vaisseau amiral de la recherche européenne (FET Flagship). Avec à la clé un financement de 1 milliard d’euros sur dix ans. La nouvelle a été dévoilée par la célèbre revue «Nature», puis relayée par «Le Temps».

Face à elle, «Time Machine», dont la reconstitution de Venise de 1500 à nos jours a permis de démontrer tout le potentiel du projet et qui est déjà en ligne («24 heures» du 31 octobre dernier), affronte cinq profils très différents du sien. Dans les domaines de la santé et de l’énergie ou encore de l’intelligence artificielle, détaille la revue. «En tant que projet sur le patrimoine culturel, nous étions un outsider. C’est une grande victoire que d’aller si loin», déclare Kaplan, cité par «Nature».

Toujours plus de villes

Début mars, chacun des six finalistes recevra 1 million d’euros. Une enveloppe pour démontrer la faisabilité de son concept d’ici à l’année prochaine. «Il s’agira aussi de présenter le genre de gouvernance que nous voulons et montrer de quelle manière le projet peut tenir financièrement au terme des dix ans de financement», nous expliquait Frédéric Kaplan, il y a quelques mois. La participation de toujours plus de villes, chacune payant pour sa machine, est un des arguments du projet. Paris, Amsterdam, Budapest, Barcelone ou encore Naples sont en train de reconstituer leur passé.

Plus généralement, deux des trois FET Flagship déjà décernés sont pilotés par la Suisse: le Human Brain Project (EPFL) et les technologies quantiques (UNIGE). Pour cette coordination, l’alma mater touchera directement 100 millions.

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