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Le tram construit d'une traite jusqu'à Villars-Sainte-Croix?

Le retard dû aux oppositions offre la possibilité de réaliser le tram Lausanne-Renens et son extension jusqu'à Villars-Sainte-Croix en même temps.

Une semaine après avoir débloqué des millions pour la réalisation de la première étape du tram T1 entre le Flon à Lausanne et la gare de Renens, les députés reviennent à la charge. Hier, le Grand Conseil a voté à l’unanimité, moins trois abstentions, la résolution de Stéphane Rezso intitulée: «Pour raccrocher le wagon du tram T1 de la 2e étape à la 1re étape». Cette deuxième tranche est l’extension du tracé de Renens jusqu’à Villars-Sainte-Croix. «Avec les délais d’attente dus aux oppositions sur la première partie, nous avons l’opportunité de faire le tout en une seule opération, estime le député PLR de Crissier. Cela évitera des années de travaux, continue-t-il. Les études de la deuxième étape doivent avancer rapidement.»

Le socialiste de Chavannes-près-Renens Alexandre Rydlo abonde: «Construire en une fois est logique et économique. Les communes de l’Ouest lausannois attendent ce tram depuis un moment.»

«Yes we can»

D’ailleurs, tout le monde est d’accord. Même le Conseil d’Etat. Seulement, les autorités vaudoises n’ont pas toutes les cartes en main, comme le rappelle la conseillère d’Etat Nuria Gorrite: «Cette résolution est une sorte de «Yes we can» à la vaudoise, ose la cheffe du Département des infrastructures. On s’encourage, on y croit. Mais elle est malheureusement tributaire d’un certain nombre d’interventions de tiers.» Nuria Gorrite veut parler des longues procédures provoquées par les 130 oppositions récoltées pour la première partie du tram.

La conseillère d’Etat explique également que «les deux étapes ne sont pas synchronisées dans leur maturité». L’une a déjà ses crédits de réalisation, alors que l’autre n’en est qu’aux crédits d’étude. Nuria Gorrite espère le calendrier suivant: «Compte tenu des retards de la première étape, nous imaginons que Lausanne-Renens pourrait se réaliser dans le meilleur des cas entre 2018 et 2023. S’il y a moins d’oppositions pour la deuxième étape, nous pourrions commencer les travaux en même temps.»

Hier, justement, les opposants ont remis à la présidente du Grand Conseil une pétition de 6619 signatures pour sauver la forêt du Flon. Cette dernière doit être détruite par la construction de la rampe Vigie-Gonin qui est un prérequis à la réalisation du tram. «Nous ne nous opposons pas au tram, tient à préciser Toto Morand, de My Flon, qui regroupe des acteurs de ce quartier. Nous voulons préserver une forêt pleine de vie.»

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