Traque aux dealers avec les policiers des stups
Opération StradaLes petits délinquants de rue sont harcelés depuis le 1er juillet. Reportage.
Mercredi, 15h30 au poste de gendarmerie de Nyon. Huit agents spécialisés dans les flagrants délits, en civil pour se fondre dans la foule, sont en briefing pour préparer la «cloche», le dispositif de traque aux dealers qu’ils vont mettre en place. L’action se déroule dans le cadre de l’opération Strada qui a commencé le 1er juillet. Elle demande beaucoup de patience ainsi que du travail tard dans la soirée: en même temps que les délinquants interpellés, les agents doivent livrer un dossier complet pour que le «procureur Strada» puisse rapidement prononcer une peine d’au maximum six mois ou placer le prévenu en détention provisoire, cela dans les 48 heures.
La planque dure près de deux heures avant que les policiers ne surprennent un dealer de marijuana en flagrant délit. Son client est aussi interpellé et il met en cause le vendeur. Ce dernier, un Guinéen de 25 ans, est emmené au poste de gendarmerie. Il y est fouillé et passé au scannage des empreintes digitales: le fichier fédéral révèle qu’il est connu des services de police depuis novembre 2010 pour des troubles à l’ordre public et des bagarres. Il est en outre interdit de séjour en Suisse. Après une nuit dans la zone carcérale de la police cantonale, au Mont-sur-Lausanne, le prévenu passe jeudi matin devant le procureur Jean-Luc Reymond qui lui inflige une peine de l'ordre d'un mois de prison.
Mais le prévenu sera relâché car la loi lui octroie 14 jours pour recourir. A quoi sert donc Strada, alors ? «On ne peut pas priver les gens de leurs droits. Sans Strada, ce prévenu n’aurait pas vu de procureur. La condamnation immédiate réduit le sentiment d’impunité», explique le procureur Jean-Luc Reymond.
Reportage complet dans notre édition imprimée de vendredi 5 juillet
Créé: 04.07.2013, 16h18
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