Le tri des déchets en plastique doit se simplifier
EnvironnementLe Conseil d’Etat va étudier l’opportunité de mettre en place de filières de recyclage du plastique au niveau cantonal. Les députés pointent les disparités entre communes.
Dans nos magasins, nos maisons et nos poubelles, on trouve sept catégories différentes de plastiques, parmi lesquelles des bouteilles en PET, des flaconnages pour la lessive, des jouets, des films pour la nourriture, des meubles, etc. Les trier pour savoir où les jeter et où les recycler est difficile. Surtout lorsque les 309 communes vaudoises n’offrent pas toutes les mêmes possibilités à leurs habitants. Certaines reprennent une grande quantité de plastiques. D’autre non.
Pour améliorer la situation, le Conseil d’Etat se penchera prochainement sur le problème et étudiera l’opportunité de mettre en place, à l’échelon cantonal, des filières de recyclage des déchets plastiques, qu’ils soient ménagers ou alimentaires. Le Grand Conseil a en effet soutenu mardi un postulat qui demande une telle étude.
Le texte a été déposé par le député socialiste Alexandre Rydlo, soutenu par 91 voix contre 39, avec sept abstentions. Pour ce député de Chavannes-près-Renens, les plastiques sont le parent pauvre du tri des déchets, qui représentent 11% du contenu des sacs-poubelle.
Pour beaucoup, le problème vient de la difficulté de la population à faire la différence entre les types de plastiques. Marc Andlauer abonde, lui qui dirige la Division géologie, sols et déchets au sein de la Direction générale de l’environnement. «Il est possible de recycler tous les plastiques, certains plus facilement que d’autres, ajoute-t-il. Le problème réside dans le rapport coût-efficacité. Le recyclage ne fait sens que s’il est avantageux économiquement et écologiquement.»
Selon lui, certains plastiques impliquent des dépenses énergétiques et un impact environnemental importants. Pour les emballages alimentaires souillés, le problème est de savoir comment les nettoyer, ce qui surcharge le bilan environnemental de leur recyclage. Quant aux possibilités de tri offertes par les communes, elles dépendent de leurs sous-traitants et de leur éloignement. «Avec la création de nouvelles usines plus proches, par exemple RC Plast à Grandson, les communes seront incitées à mettre en place des réseaux de collecte plus denses», ajoute Marc Andlauer.
Il s’agit de rester prudent sur les possibilités de mise en place des filières cantonales, selon le Conseil d’Etat. «La collecte séparée et le recyclage des plastiques se font dans une logique de préservation des ressources pour des matériaux qui sont homogènes, propres et présents en quantité importante», note la ministre libérale-radicale Jacqueline de Quattro.
Selon elle, les plastiques qui subsistent dans les sacs-poubelle constituent le plus souvent «une sorte de magma hétérogène, souvent souillé, douteux d’un point de vue hygiénique» et dont seule une faible fraction pourra encore être recyclée. «Leur valorisation thermique dans des usines présente un taux de rendement énergique élevé», estime-t-elle.
Pas sûr, car rien ne permet de l’affirmer, selon le député Vaud Libre Jérôme Christen, municipal de la Voirie à Vevey. «Le Conseil d’Etat donne l’impression de défendre sans fondement les usines d’incinération», conclut-il.
Créé: 10.05.2017, 21h50
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