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Au tribunal, l’amour s’immisce dans une affaire de viol

La victime a retiré, en plein procès, ses plaintes contre son compagnon. Mais la procureure requiert 3,5 ans de prison ferme.

Au Tribunal de l'Est vaudois à Vevey un jeune homme est jugé pour lésions corporelles, voies de fait, mises en danger d’autrui, d’injures, de menaces, de viol et de tentative de contrainte sexuelle.
Au Tribunal de l'Est vaudois à Vevey un jeune homme est jugé pour lésions corporelles, voies de fait, mises en danger d’autrui, d’injures, de menaces, de viol et de tentative de contrainte sexuelle.
Chantal Dervey

«Je n’avais jamais vu jusqu’ici une victime s’effondrer en pleurs lors d’un de mes réquisitoires. Faut-il voir là les mystères de l’amour?» s’interroge la procureure Myriam Bourquin. Peu auparavant, elle avait requis 3,5 ans de prison ferme, l’arrestation immédiate et l’expulsion durant 8 ans du territoire suisse contre Pedro*, un jeune homme accusé de lésions corporelles, de voies de fait, de mises en danger d’autrui, d’injures, de menaces, de viol et de tentative de contrainte sexuelle. Jeudi à Vevey, le Tribunal de l’Est vaudois a connu un procès très particulier. Au point que Michèle Meylan, avocate de la plaignante, n’a pas jugé utile de plaider. Pedro et Yasmina*, qui vivent à nouveau ensemble quatre à cinq jours par semaine, sont toujours restés en contact, même durant la détention de Pedro, d’août à décembre 2018.

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