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Canton de VaudUn trio s'affrontera pour le Conseil des États

Il ne reste désormais plus que le duo vert-rose Adèle Thorens-Ada Marra et le PLR Olivier Français en lice pour le 2e tour de l'élection au Conseil des États.

De gauche à droite: Adèle Thorens (Les Verts), Ada Marra (PS) et Olivier Français (PLR).
De gauche à droite: Adèle Thorens (Les Verts), Ada Marra (PS) et Olivier Français (PLR).
Keystone

Trois candidats vaudois sont en lice pour le second tour de l'élection au Conseil des États, le 10 novembre. Sans surprise, le PLR Olivier Français affrontera seul le duo vert-rose Adèle Thorens-Ada Marra, qui part avec l'avantage. Beaucoup d'inconnues planent cependant sur l'issue du scrutin.

À la fin du délai, mardi à midi, trois listes ont été déposées pour un total de trois candidats, a annoncé le Bureau électoral cantonal. L'une avec le nom du seul PLR, les deux autres formant les tickets communs des deux candidates de gauche.

Équation complexe

Au terme du premier tour, Olivier Français accuse un retard de plus de 10 points sur ses adversaires (29,23% contre 39,90% et 39,66% pour Adèle Thorens et Ada Marra). En 2015, il avait rattrapé, à la surprise générale, les 8 points qui le séparaient de l'écologiste Luc Recordon. Réussira-t-il à réitérer son exploit?

L'équation est complexe. Elle dépendra de la solidité des alliances tant à gauche qu'à droite, ainsi que d'éléments circonstanciels, estime l'historien Olivier Meuwly, spécialiste du PLR.

Plein de voix

Les deux femmes de gauche ont la faveur des pronostics. Mais, pour certains, le duo aurait fait le plein de voix et leur score massif toucherait à ses limites. La marge de réserve de l'extrême gauche n'est pas gigantesque, note-t-il.

Les Vert'libéraux apportent une inconnue de plus en appelant à voter non seulement pour Olivier Français, mais pour Adèle Thorens pour laquelle ils ont affiché un soutien plus marqué. «Cela montre leur ambiguïté», selon l'historien.

Rattrapage pas impossible

Quant au retard d'Olivier Français, qui aurait dû bénéficier de la prime au sortant, «l'écart est lourd, mais pas insurmontable», estime Olivier Meuwly. «Il devra ratisser très large. Ce sera difficile. Mais si la droite se réveille il peut trouver un vrai ralliement grâce aux voix des Vert'libéraux, du PDC et des UDC.»

Ces derniers ont décidé lundi soir, non sans grincements de dents, d'un soutien officiel à Olivier Français. «Ce n'était pas le cas il y a quatre ans, quand ils avaient laissé la liberté de vote. Les UDC s'étaient cependant massivement déplacés, ce qui avait fait le succès du PLR», rappelle Olivier Meuwly.

«Cette année, le sénateur obtient le soutien de la base et la bénédiction des instances dirigeantes. Cela en motivera peut-être certains à voter.»

Coups de crayon

Une autre incertitude concerne le renouvellement du vote compact de la gauche. «Le triomphe est purement du côté des Verts. D'aucuns estiment qu'Adèle Thorens a tiré Ada Marra. L'écologiste qui passe devant la socialiste, ce n'est pas la grande joie, même si le PS prétend le contraire», relève l'historien.

La discipline de vote, très forte à gauche, l'emportera-t-elle? Ou les craintes des uns et des autres de se voir prendre un fauteuil entraîneront-elles des coups de crayon? s'interroge-t-il.

Il sera également intéressant de voir si l'élan vert va s'estomper ou se poursuivre au second tour, qui comporte moins d'enjeux. La mobilisation décroît en général et l'on constate également parfois un retour de balancier, relève encore l'observateur.

Quinze au départ

Quinze candidats s'étaient présentés au premier tour. Aucun n'a obtenu la majorité absolue, ce qui a conduit à un ballottage général dans le canton.

ats

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