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Près de trois millions pour favoriser les garderies à horaires flexibles

Un fonds est lancé pour soutenir des offres qui collent mieux aux attentes. Les structures seront aussi mieux subventionnées.

Patrick Martin

Des structures d’accueil ouvertes le soir, le week-end voire même la nuit ? Une perspective qui pourrait faire rêver certains parents contraints par des professions aux horaires irréguliers ou tardifs. De nouveaux besoins auxquels la Fondation pour l’accueil de jour des enfants (FAJE) tente de répondre à mesure que l’offre d’accueil se développe. Cette dernière a ainsi annoncé, mercredi, la création d’un «fonds d’impulsion» pour soutenir la mise en place d’offres tournées vers ce genre d’attentes. Doté de 2,9 millions de francs, il permettra d’accorder 100'000 francs sur 3 ans à chacun des 29 réseaux du canton.

«Deux types de projets sont particulièrement ciblés: des structures à horaires élargis bien sur mais aussi le développement de l’offre parascolaire dans ou à proximité de l’école, explique Gérald Cretegny, président du conseil de fondation. A l’heure actuelle, tout reste ouvert, il faut presque voir ça comme un laboratoire. Nous pouvons imaginer des horaires étendus le soir, le week-end mais aussi une mise en commun de certains réseaux pour un accueil de nuit ou encore l’idée de micro-crèches, c’est-à-dire en dessous du minimum actuel de 12 places.»

La FAJE entend ainsi encourager le lancement ou la concrétisation de projets novateurs. «Notre rôle est d’inciter ce genre de démarches et nous faisons confiance au génie local pour résoudre les différents problèmes», souligne Gérald Cretegny. A noter qu’en parallèle, l’aide au démarrage déjà existante sera aussi réévaluée en 2018. Cette dernière prévoit un montant forfaitaire pour chaque place créée dans une nouvelle structure d’accueil. Ce montant passera de 3000 à 4000 francs, par place, dans le parascolaire. Il restera fixé à 5000 francs dans le préscolaire.

En plus de ce programme tourné vers l’avenir, la FAJE annonce une hausse de la subvention versée aux différents réseaux. Après une augmentation de 3 points cette année, celle-ci grimpera encore de 1% en 2018. Ce sont ainsi 71,5 millions de francs qui seront déboursés contre 63,5 millions de francs cette année.

«Nous montrons que les moyens supplémentaires que nous avons obtenus sont immédiatement redistribués sur le terrain», indique Sylvie Lacoste, secrétaire générale de la FAJE. Concrètement, les ressources de la Fondation ont augmenté grâce à la hausse des contributions de l’Etat et des employeurs vaudois. Depuis le 1er janvier, le Canton injecte 3,3 millions de francs en plus alors que les seconds versent 0,12% de l’ensemble des salaires, contre 0,08% auparavant.

A noter que ces ressources continueront de croître à l’avenir à mesure que l’accueil de jour se développera. La part de l’Etat doit notamment progresser jusqu’à couvrir 25% de la masse salariale à l’horizon 2023, comme fixé par la révision de la loi sur l’accueil de jour des enfants (LAJE), adoptée fin janvier par le Grand Conseil.

«Probablement que cette augmentation des subventions n’est pas encore suffisante du point de vue des communes mais c’est un signal fort de notre part», poursuit Sylvie Lacoste. La FAJE répète par ailleurs que la hausse des coûts subie par ces dernières est directement liée à l’accroissement du nombre de places et non au coût unitaire des places.

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