Trois rebelles pimentent la course au Conseil d'État

VaudLe suspense entourant la succession de Jacqueline de Quattro au Conseil d’État réside moins dans le nom de la vainqueur que dans le score que feront les trois outsiders.

La campagne des 4 candidats dure jusqu'au 9 février prochain.

La campagne des 4 candidats dure jusqu'au 9 février prochain. Image: Keystone

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Les candidats à l’élection complémentaire au Conseil d’État du 9 février peuvent susciter une certaine curiosité. Cela fait plus de trente ans que Vaud n’avait pas connu un pareil casting. Bien sûr, l’identité de l’élue laisse peu de place au doute. Dans un canton où la stabilité est érigée en vertu cardinale, il paraît improbable qu’une majorité de l’électorat donne sa voix à une candidature qui vise à casser la dynamique du système actuel.

Mais les scores seront quoi qu’il en soit une bonne prise de température de l’humeur de la population vis-à-vis de la politique menée par le gouvernement. Les Vaudois ne semblent pas se désintéresser de cet enjeu, si l’on en juge par le taux de participation au scrutin en ville de Lausanne. Il se montait déjà à 20% vendredi, à dix jours du dépouillement. À la même période l’an dernier pour la succession de Pierre-Yves Maillard, seuls 13% des Lausannois avaient voté. Il n’y avait certes aucun objet fédéral pour motiver le citoyen à s’exprimer.

«Les partis de gauche ne veulent pas briguer uncinquième siège par crainte depasser pour desarrogants»

Kevin Grangier, président de l’UDC Vaud

Les complémentaires se suivent et ne se ressemblent pas. La syndique PLR de Payerne Christelle Luisier est la seule candidate issue d’un parti gouvernemental et qui dispose d’un groupe au Grand Conseil. Face à elle, trois candidats de la contestation. La Grève du climat, une émanation des manifestations de ces dernier mois, présente Juliette Vernier. On ne sait pas si cette candidature représente légitimement les milliers de personnes qui sont descendues dans la rue au nom de Grève du climat. L’indépendant Guillaume «Toto» Morand se lance pour la troisième fois. Cet entrepreneur lausannois sait se faire remarquer pour ses combats ponctuels comme la forêt du Flon, ou contre l’interdiction des minarets, il y a quelques années. Il n’hésite pas à ferrailler avec les autorités. Et le Parti Pirate, dont la numérisation de la société est le centre de ses préoccupations, présente Jean-Marc Vandel, informaticien et DJ international.

L’épopée de Montandon

Il faut remonter à 1988 pour retrouver une configuration similaire, c’est-à-dire sans un affrontement classique gauche-droite. Le Parti radical, qui était alors tout-puissant, avait lancé Jacques Martin pour succéder à Raymond Junod. Le célèbre rameur Roger Montandon s’était présenté contre lui. À l’époque, il tenait un magasin de pêche et Raymond Junod avait eu le malheur d’interdire les hameçons avec ardillon. Un gros manque à gagner pour ce vendeur de cannes à pêche. Après avoir fait irruption dans les bureaux du Département de l’agriculture, de l’industrie et du commerce une hache à la main, Roger Montandon avait décidé de se présenter au Conseil d’État pour plaider sa cause. Au cours de la campagne, il avait adopté un discours antisystème contre «les loyers abusifs et les conseillers d’État grassement payés qui, selon lui, une fois élus, se fichent éperdument des classes défavorisées. Il menace du reste de lancer une initiative pour diminuer la paie des ministres vaudois», écrivait à l’époque l’Agence télégraphique suisse. Roger Montandon avait tout de même obtenu 28% des suffrages.

Rebelote

Trente-deux ans plus tard, la candidature radicale se retrouve seule face à des candidats de «la société civile». Le président du l’UDC Vaud, Kevin Grangier, l’explique par le contexte actuel: «Le PLR est minoritaire au gouvernement, ce qui neutralise les partis de gauche qui ne veulent pas briguer un cinquième siège par crainte de passer pour des arrogants. Le contexte actuel pousse également l’UDC à renoncer. Un bon général doit retenir son armée lorsqu’il constate que la bataille est perdue d’avance.»

Avec ses mots, le professeur de science politique René Knüsel ne dit pas autre chose: «Le premier enseignement à tirer de cette élection, c’est que les partis gouvernementaux s’accommodent de la répartition actuelle du pouvoir, puisque aucun ne conteste le siège PLR.» Pour le professeur, une élection est toujours un sondage sur le vif: «Mais il est compliqué de tirer des enseignements des scores globaux car l’intention des électeurs est compliquée à interpréter correctement.»

«Dans une démocratie qui marche bien, et la Suisse a toujours fonctionné comme cela, on n’ignore pas une forte minorité»

René Knüsel, politologue

Pour sûr, ces scores seront suivis avec attention depuis le Château cantonal. Un bon résultat de la Grève du climat aura assurément plus d’impact sur la politique du gouvernement que le vote d’une symbolique urgence climatique. «Dans une démocratie qui marche bien, et la Suisse a toujours fonctionné comme cela, on n’ignore pas une forte minorité. On ne fait pas comme si elle n’existait pas», note René Knüsel.

Concrètement, si une part non négligeable des Vaudois renouvellent leur sensibilité écologiste déjà exprimée lors des fédérales en soutenant Juliette Vernier, la pression pourrait s’accroître sur la ministre Verte Béatrice Métraux pour qu’elle reprenne le département vacant, celui du Territoire et de l’Environnement.


Juliette Vernier

La voix des jeunes inquiets pour leur avenir

L’évanescente Juliette Vernier, 19 ans, sans notoriété ni expérience politique, est théoriquement en mesure de récolter plus de 20% des voix à une élection au Conseil d’État. C’est bien à cela qu’on réalise comme cette complémentaire est particulière. La jeune activiste de la Grève du climat, tirée au sort comme prête-nom du collectif pour cette campagne, a reçu le soutien de la coalition Ensemble à Gauche, du POP, des Verts (la section Jeunes et leurs aînés) et des Jeunes socialistes. Pour donner une idée de leur poids, ces formations ont cumulé 21,59% des suffrages aux élections fédérales d’il y a trois mois. Cela suffit à faire de la jeune femme la principale concurrente de l’archifavorite PLR Christelle Luisier. La participation au scrutin des jeunes citoyens, eux qui ont massivement défilé dans les rues de Lausanne l’an dernier et en janvier encore, sera déterminante dans le score qu’obtiendra Juliette Vernier le 9 février.

De ces considérations arithmétiques, la Grève du climat n’en a cure, elle qui juge dépassées les institutions actuelles. Sa candidature est une «expérimentation publique» et poursuit l’objectif de diffuser son message sur l’urgence écologique et son plan de mesures draconiennes pour viser la neutralité carbone de la Suisse d’ici à 2030. Son baromètre reste la rue, pas les urnes: «On ne veut pas que les gens se déresponsabilisent en votant pour nous, mais qu’ils s’engagent à nos côtés ou au sein d’autres collectifs émergents, résume Gary, l’un des fondateurs du groupe. On a une vision à plus long terme: la création d’un mouvement social de masse.»

Mais puisqu’il faut bien faire campagne, les grévistes du climat y vont crânement. Après s’être fait mal voir des journalistes pour leur avoir fait signer une charte bridant la liberté de la presse - une «erreur» qu’ils ont admise -, les activistes ont mis de l’eau dans leur vin bio. La campagne devait être dépersonnalisée et un tournus de militants devait répondre aux sollicitations médiatiques, mais au final c’est bien Juliette Vernier qui s’est coltinée, seule, les grands débats. Où elle est apparue sur la réserve.

Comme on pouvait s’y attendre, la Grève du climat ne fait pas une campagne ordinaire. Si elle participe à diverses tables rondes ou dîners-débats, elle organise elle-même quelques actions, comme l’occupation de la succursale UBS pour dénoncer les investissements de la place financière suisse dans les énergies fossiles. Le collectif n’a de toute façon aucun effort à faire pour maintenir son thème dans l’actualité: l’acquittement des activistes lausannois pour le climat dans l’affaire du match de tennis au Credit Suisse, les gigantesques incendies en Australie et la venue de Greta Thunberg à Lausanne devant 10'000 personnes, puis au Forum de Davos, ont maintenu plus que jamais leur cause au centre de l’attention en ce début d’année.

Bio

Âge: 19 ans
Domicile: Essertes
Mouvement: Grève du climat
Parcours: On sait peu de choses sur Juliette Vernier, le collectif ayant choisi de dépersonnaliser l’élection (il a tiré au sort la personne qui serait candidate pour le représenter, parmi six volontaires). L’électeur «tradi», pour qui la personnalité des candidats revêt une importance, sait tout au plus que la militante a grandi au sein d’une famille «low tech», a arrêté ses études à l’Écal pour se consacrer à la cause climatique et retape un camping-car dans le but d’y vivre.. Elle a adhéré à Greenpeace en 2017.


Jean-Marc Vandel

Le Pirate humaniste prône le respect des lois

Le Parti Pirate galère pour se faire une place sur la scène politique vaudoise, comme en témoigne son score aux élections fédérales d’octobre dernier: 0,63%. Son comité, qui n’avait pas dépensé tout le budget de campagne, a vu dans la succession de Jacqueline de Quattro au Conseil d’État une occasion précieuse d’attirer les projecteurs sur son programme, en concourant pour la première fois au gouvernement cantonal. Et cette candidature de combat aurait certainement mieux marché s’il n’y avait pas eu, aussi, celles de la Grève du climat et du médiatique Guillaume «Toto» Morand, qui vampirisent l’attention.

Jean-Marc Vandel, le héraut du Parti Pirate, «peine à exister dans cette campagne», constate un observateur socialiste. «Il est coincé entre la candidate du système et de sa continuité, Christelle Luisier, et celles, anti-institutionnelles, de Juliette Vernier et Toto Morand.» L’ingénieur en informatique, DJ et professeur de tango n’a reçu aucun soutien de poids, alors qu’il s’est présenté devant les assemblées générales des principaux partis. Même le Parti Vert’libéral, allié des Pirates depuis quatre ans, n’a pas adressé de recommandation de vote officielle pour lui. Jean-Marc Vandel n’a tout juste pas réussi à convaincre une majorité d’écologistes de droite qu’il était la bonne personne, malgré son bagage, un diplôme de l’EPFL et des années d’expérience comme chef de projet. «Certains ont douté qu’il avait les épaules pour assumer la fonction», admettra un ponte du parti à l’issue de la soirée.

Consolation: les Jeunes Vert’libéraux lui ont officiellement apporté leur soutien, et l’un d’eux, Arnaud Durand, préside son comité de soutien. Malgré cette aide, morale mais surtout logistique, le Pirate ne peut que constater à quel point il est dur de régater face à la machine de guerre libérale-radicale, bien implantée dans tout le territoire. «Nous n’avons pas vraiment le même budget», euphémise-t-il. Le sien, 10 000 francs, est seize fois inférieur à celui de la PLR («24 heures» de vendredi). Difficile d’être visible, admet Jean-Marc Vandel. Qui profite néanmoins de chaque occasion que lui offre la campagne pour se positionner: contre la désobéissance civile, «car il faut réformer le système dans le cadre démocratique», pour la transparence des processus décisionnels - «on doit notamment savoir quel lobby finance quel parti». Et, bien sûr, pour l’utilisation de technologies modernes respectueuses de la protection des données personnelles. «Le climat, ce n’est que deux points sur six de notre programme», répète-t-il. Le quinquagénaire semble promis à faire quelques pour cent de voix le 9 février. Mais sa candidature aura tout de même offert une visibilité aux Pirates, qui n’en avaient guère jusqu’à présent.

Bio

Âge: 51 ans
Domicile: Savigny
Parti: Parti Pirate Vaudois
Parcours: Ingénieur en informatique diplômé de l’EPFL en 1988, Jean-Marc Vandel est directeur technique d’Open Net Sàrl, une entreprise de service informatique basée à Prilly. Il est aussi professeur de tango et DJ, «un art qu’il pratique de manière professionnelle à l’international», mentionne sa bio. Le Pirate ne s’est présenté qu’à une seule élection avant celle-là: les fédérales d’octobre dernier. Briguant un siège au Conseil national, il a recueilli 2200 voix.


Christelle Luisier

La radicale formatée pour le Conseil d’État

Cette radicale bon teint piaffe devant les portes du Château cantonal depuis un moment. Les trois sièges que compte le PLR au gouvernement sont monopolisés par les trois mêmes élus depuis quinze ans. Alors quand Jacqueline de Quattro a enfin libéré un fauteuil, la syndique de Payerne s’est imposée en candidate naturelle. Personne n’a contesté au sein du parti.

Hormis le soutien de sa formation, Christelle Luisier peut compter sur celui de l’UDC. Le souvenir du revers sanglant encaissé par l’Union démocratique du centre lors de la précédente élection complémentaire est pourtant encore frais. En mars dernier, l’électorat PLR ne s’était pas entièrement mobilisé derrière la candidature UDC. Pascal Dessauges a dû jeter l’éponge après le premier tour face à la socialiste Rebecca Ruiz. Le repas de soutien à Christelle Luisier a également attiré quelques barons socialistes de la Broye, comme le syndicaliste et député Daniel Trolliet, ainsi que la syndique d’Avenches Roxanne Meyer Keller.

Pour cette élection partielle, Christelle Luisier est la seule candidate issue d’un parti gouvernemental. Paradoxalement, l’absence d’un candidat «classique» à gauche ne lui facilite pas forcément la tâche. Elle doit mener une campagne délicate face des adversaires moins conventionnels. Ceux-ci ne parlent pas le même langage que les politiciens issus des grands partis vaudois.

Il n’en reste pas moins que la radicale devrait être élue au Conseil d’État, l’électorat vaudois n’étant pas connu pour son penchant révolutionnaire. Mais le score de Christelle Luisier sera scruté de près par les instances du PLR. On peut postuler que Pascal Broulis et Philippe Leuba sont plutôt sur la fin de leur carrière au gouvernement cantonal. Les libéraux-radicaux ont donc besoin d’une nouvelle conseillère d’État bien élue, capable de jouer un rôle de locomotive électorale lors des prochains scrutins. Depuis 2012, la droite n’arrive pas à reprendre la majorité à l’Exécutif cantonal.

En cas d’élection, celle qui a travaillé dans l’état-major de Pascal Broulis devra se trouver une place au sein du collège gouvernemental. Dans lequel siège toujours son ancien patron. À la pointe sur la question des finances communales, Christelle Luisier pourrait hériter du Département des institutions et de l’épineux dossier des relations Canton-Communes au lieu de celui laissé vacant par Jacqueline de Quattro. En tout cas, à gauche, certains aimeraient bien lui passer la patate chaude. D’autant plus que le ministre des Finances est réputé pour crisper le dialogue entre le Canton et les Communes.

L’évolution de la relation entre la pupille et son mentor sera un élément à suivre. Enfin, pour ceux que cela intéresse.

Bio

Âge: 45 ans
Domicile: Payerne
Parti: Parti libéral-radical vaudois
Parcours: Avocate de formation, elle entre à la Municipalité de Payerne en 2009 et en devient la syndique dès 2011. Elle a travaillé dans l’état-major de Pascal Broulis au Conseil d’État entre 2006 et 2008, puis chez Retraites Populaires jusqu’en 2011. Élue radicale à la Constituante en 1998, elle prend la présidence du grand vieux parti en 2008 et concrétise sa fusion avec les libéraux. En 2012, elle est élue au Grand Conseil, puis est réélue en 2017.


Guillaume Morand

Le contestataire au secours des arbres

Après 2012 et 2017, c’est la troisième fois que Guillaume «Toto» Morand se présente au Conseil d’État. Lors de sa dernière tentative, l’indépendant du Parti de Rien a fait un score plus qu’honorable avec près de 10% des suffrages au deuxième tour. Mais la configuration est différente cette fois-ci, il s’agit d’une élection complémentaire.

Vaud Libre, qui ne présente pas de candidat, appelle à voter pour Guillaume Morand. L’indépendant est ainsi soutenu par un parti représenté au Grand Conseil. Une première pour lui. En cas d'élection au gouvernement, le conseiller d’État Morand pourra donc compter sur les quatre députés de Vaud Libre. Pour «apporter un bol d’air frais à un gouvernement qui a besoin d’être bousculé pour sortir d’un système de privilèges qui ne profite qu’à une partie des Vaudoises et Vaudois où les partis en place se partagent postes et avantages», écrit à son sujet Vaud Libre dans un communiqué diffusé le 20 janvier.

Le comité directeur du Parti socialiste a également auditionné le propriétaire d’une chaîne de magasins de chaussures, mais ne donne pas de recommandation de vote. Les camarades ont salué ses positions en matière de salaire minimum et sur les horaires d’ouverture des commerces. En revanche, ils affichent leurs divergences en matière de fiscalité, notamment. Il est vrai que Guillaume Morand a toujours marqué son opposition à la RIE III, la troisième réforme de l’imposition des entreprises. Une position peu conventionnelle parmi les entrepreneurs. Alors que le PS vaudois est l’un des artisans du paquet fiscal cantonal, par l’entremise de Pierre-Yves Maillard.

Il faut aussi dire que la présidente du Conseil d’État vaudois, Nuria Gorrite, siège au comité directeur du PSV. Ce qui nous amène au cas de la forêt du Flon. La grande affaire de «Toto» Morand. Le marchand de baskets a bataillé durant des années pour défendre cette «forêt urbaine», qui devait être rasée par le projet de tram. Un projet mené par la présidente du gouvernement. Son obstination aura finalement payé, la forêt sera épargnée.

Mais le combat de la forêt du Flon est très lausanno-centriste. Il n’est pas sûr que l’électeur du Pays-d’Enhaut se sente concerné, par exemple. En bon commerçant qui connaît le marché, le candidat Morand, au profil très urbain, sait élargir son discours. En 2017, on l’a vu lancer une pétition pour que le prix du lait soit payé 1 franc le litre aux producteurs. Plus généralement, il milite pour une croissance «naturelle» du canton, loin de celle qu’il décrit comme «gonflée artificiellement», et se dit un défenseur de la biodiversité.

Sur ce plan, il rencontre la concurrence des jeunes de la Grève du climat et de leur candidate, Juliette Vernier.

Bio

Âge: 57 ans
Domicile: Épalinges
Parti: Parti de Rien
Parcours: Diplômé HEC, Guillaume Morand a débuté sa carrière comme analyste financier chez Tetra Pak, en 1986. Trois ans plus tard, il se lance dans l’importation de chaussures Lifestyle. Il ouvre dans la foulée son premier magasin, Pompes Funèbres, au Rôtillon. «Toto» en possède aujourd’hui huit dans toute la Suisse. Président d’une association de commerçants lausannois, il s’engage pour sauvegarder la forêt du Flon et brigue pour la troisième fois un siège au Château Saint-Maire.

Créé: 31.01.2020, 22h40

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