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L’UDC et l’extrême gauche perdent leur combat contre les grandes éoliennes

Le parlement balaie l’idée d’un moratoire sur les éoliennes «industrielles». Destin identique pour la pétition contre les projets au Chasseron et au Creux-du-Van.

Pour l'UDC Yvan Pahud, les grandes éoliennes impactent la santé humaine (maux de tête, acouphènes, état dépressif, etc.) et la biodiversité.
Pour l'UDC Yvan Pahud, les grandes éoliennes impactent la santé humaine (maux de tête, acouphènes, état dépressif, etc.) et la biodiversité.
Jean-Bernard Sieber/ARC

C’est assez rare pour être souligné: ce mardi au Grand Conseil, la gauche radicale et une certaine partie de l’UDC se sont entendues dans un combat commun. Leurs cibles: les «éoliennes industrielles», c’est-à-dire les éoliennes dépassant les 100 mètres de hauteur projetées dans le canton de Vaud. Leur but: leur donner un coup de frein grâce à un moratoire cantonal.

Mais le parlement a sèchement balayé cette idée présentée dans une détermination du député UDC Yvan Pahud. Seuls 14 élus l’ont soutenue, face à 103 adversaires et 12 abstentions.

Dans la foulée, le Grand Conseil a aussi enterré la pétition de «Sauvez Chasseron – Creux-du-Van». Ce texte avait été déposé par plusieurs organisations de défense de la nature pour empêcher toute construction de ce type dans la région du Chasseron et du Creux-du-Van.

Pour Yvan Pahud, les grandes éoliennes cumulent les inconvénients, en plus de représenter une atteinte au paysage. Elles impactent la santé humaine (maux de tête, acouphènes, état dépressif, etc.) et la biodiversité: «La mortalité y est importante. On compte 100 oiseaux morts par éolienne et par année, explique celui qui entrera à la Municipalité de Sainte-Croix le 1er juillet. Ces installations entraînent aussi la mortalité des chauves-souris. Le cumul des parcs éoliens vaudois pourrait être fatal à certaines espèces.»

À l’extrême gauche, Jean-Michel Dolivo (SolidaritéS) pointe également le «bétonnage» des parcelles où seront construites ces éoliennes et des chemins sur lesquels passeront les camions pour les construire. «Les éoliennes industrielles ont une durée de vie de quinze ans, estime-t-il. Elles représenteront des ruines écologiques, dont il faudra financer le démantèlement.» Pour l’extrême gauche, la solution est aux petites éoliennes, proches des lieux de consommation de l’électricité.

Un combat incompréhensible pour les libéraux-radicaux, les Vert’libéraux, les socialistes, les Verts et les centristes. Plusieurs députés se sont posé les mêmes questions, facilement résumables: comment peut-on s’opposer aux éoliennes, alors que la Suisse a besoin d’un mix énergétique pour sortir du nucléaire?

«Je me réjouis de voir l’UDC parler de protection du paysage et de biodiversité», commente Vassilis Venizelos, le chef des députés Verts. «Ce sont des enjeux importants. Mais ce n’est pas en gelant les projets éoliens que nous allons améliorer la situation.» L’un après l’autre, une quinzaine d’élus se sont opposés à un moratoire. Parmi eux le libéral-radical Nicolas Suter, qui dénonce un «alignement d’arguments de mauvaise foi». «Par exemple concernant le danger pour la biodiversité: vous dites qu’une éolienne tue 100 oiseaux par année. Un chat en tue cinq par an et la Suisse compte un million de chats, pour seulement 37 éoliennes.»

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