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Unia ne rejoindra pas le front des référendaires contre la RIE

La Réforme fiscale des entreprises, version Conseil d’Etat, a reçu l’aval d’une large majorité des membres réunis mardi soir.

Lors d'une assemblée mardi soir, les membres d'Unia ont refusé leur soutien au front référendaire qui veut amener le peuple à voter sur la proposition de réforme de la fiscalité des entreprises proposée par le Conseil d'Etat.
Lors d'une assemblée mardi soir, les membres d'Unia ont refusé leur soutien au front référendaire qui veut amener le peuple à voter sur la proposition de réforme de la fiscalité des entreprises proposée par le Conseil d'Etat.
Geoffroy Beaud

Lancé dans la récolte des 12 000 signatures nécessaires à un référendum contre la troisième Réforme fiscale des entreprises (RIE III), le front «Touche pas à mes services publics», une coalition de syndicalistes et partisans de la gauche de la gauche, devra se passer du soutien d’Unia. En refusant l’idée du référendum à une large majorité des délégués présents mardi en assemblée extraordinaire à la Maison du Peuple de Lausanne (27 contre, 6 pour et 1 abstention), le syndicat a donné son aval à la solution ficelée par les conseillers d’Etat Pascal Broulis et Pierre-Yves Maillard. Celle-ci établit un taux d’imposition unifié de 13,8% pour les entreprises (22,1% aujourd’hui) et un lot de mesures sociales pour compenser une partie des pertes fiscales estimées à 200 millions pour le Canton et 65 millions pour les communes.

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