L’UNIL a droit à son tout premier référendum

CampusLes étudiants vont voter sur l’appartenance de leur association, la FAE, à une faîtière nationale.

Un comité estudiantin s’est constitué et commence à récolter les 200 signatures nécessaires à la tenue d’un référendum, tel que prévu par les règlements de la FAE.

Un comité estudiantin s’est constitué et commence à récolter les 200 signatures nécessaires à la tenue d’un référendum, tel que prévu par les règlements de la FAE. Image: Philippe Maeder

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La situation ne s’était jamais présentée jusqu’ici. Les quelque 14'000 étudiantes et étudiants inscrits à l’Université de Lausanne vont avoir la possibilité de voter, probablement en automne de cette année, sur l’appartenance de l’association qui les représente, la FAE, à l’association faîtière nationale, l’UNES. Un comité estudiantin s’est en effet constitué et commence aujourd’hui même à récolter les 200 signatures nécessaires à la tenue d’un référendum, tel que prévu par les règlements de la FAE depuis seulement 2013.

Formellement, il s’agit d’une remise en cause de la décision prise en avril dernier par l’assemblée des délégués (le parlement de la FAE) de quitter l’UNES d’ici à la fin de l’année. Mais on trouve dans le comité référendaire aussi bien des personnes qui approuvent cette sortie que des gens qui sont contre.

Problèmes de traduction et décisions «par le haut»

L’assemblée des délégués lausannois a pris cette décision parce que, a-t-elle estimé, le fonctionnement de l’UNES ne la satisfaisait plus. En cause, entre autres, des problèmes de traduction et, toujours selon la majorité des délégués de la FAE, une manière de prendre les décisions «par le haut».

«Nous avions fait part de nos critiques à l’UNES et temporisé nos réflexions dans l’attente des réformes demandées, explique Francisco Da Cruz Sousa Martins, coprésident de la FAE. Mais, au début de cette année 2016, l’UNES a interjeté par le biais de sa direction un recours contre la décision d’une de ses sections, l’AGEF à Fribourg, de quitter la faîtière. Il n’y a pas eu de consultation au préalable des sections, ce qui nous semble contraire au respect de l’indépendance de celles-ci assurée par les statuts. Pour nous, c’était la goutte qui faisait déborder le vase, l’élément déclencheur, qui montrait que l’on n’allait pas dans le sens des réformes qu’on nous avait promises.»

Critiques internes

Ironie des choses, la volonté exprimée par la FAE de claquer la porte à l’UNES a été critiquée à l’interne par des étudiants de l’UNIL, avec des arguments proches de ce que les Lausannois reprochaient à leur faîtière: manquements à la procédure démocratique, autoritarisme… de là l’idée de soumettre la question de manière plus large à l’ensemble des étudiants de l’UNIL, afin de garantir une plus grande légitimité à la décision finale, quelle qu’elle soit.

«Nous trouvons bien qu’il y ait un référendum là-dessus, dans la mesure où il se fait dans de bonnes conditions, en accord avec les procédures démocratiques et dans le respect des uns et des autres, commente Francisco Da Cruz Sousa Martins. Et jusqu’ici c’est le cas, nos contacts avec le comité référendaire se passent de manière très respectueuse.» Un avis partagé par les référendaires.

Il reste que de nombreux points doivent être éclaircis pour que la «procédure démocratique» puisse suivre son cours. «C’est inédit pour nous et pour la FAE, analyse Joachim Léger, l’autre coprésident, étudiant en droit. Les seules choses précisées dans nos règlements sont le nombre de signatures, le délai de vingt jours pour les récolter et le fait qu’il faille une majorité absolue des voix exprimées pour valider le résultat du vote.» Rien n’est dit par exemple sur quand doit avoir lieu la votation, ni sur la manière dont doivent être vérifiées les signatures. Un temps articulée, l’idée de demander une carte d’identité aux signataires a été abandonnée car jugée trop lourde.

Quant à l’UNES, son bureau exécutif est lui aussi ravi de la tenue d’un référendum à Lausanne. «Nous aurons, je l’espère, l’occasion de donner notre point de vue sur la question», déclare Gabriela Lüthi, membre du comité. (24 heures)

Créé: 26.05.2016, 06h55

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