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L’UNIL lance le premier centre dédié à la durabilité du pays

L’institution est championne des unis suisses en matière de durabilité. À peine née, l’entité a déjà décroché un mandat.

Philippe Maeder - A

L’Université de Lausanne continue de jouer les pionniers en matière de durabilité. Huit ans après avoir nommé le premier vice-recteur du pays spécifiquement chargé de la question en la personne de Benoît Frund, l’institution a inauguré, mardi soir, le premier centre universitaire dédié à la durabilité en Suisse. Son but: mettre différentes ressources en commun et créer des synergies entre le monde académique et la société pour réussir la transition énergétique. Et imaginer les solutions durables de demain ainsi que les façons d’y parvenir.

Lancée en grande pompe sur le campus devant des centaines de personnes, l’entité nouvellement créée, qui regroupe déjà quelque 140 chercheurs, enseignants et étudiants, se veut donc éminemment pluridisciplinaire. Ses membres sont ainsi issus de branches aussi variées que les sciences de la vie, naturelles ou encore humaines et sociales. «L’Université compte déjà quelques centres interdisciplinaires qui étudient le sport ou encore la montagne, mais la durabilité est une notion tellement complexe que ce centre constitue peut-être la meilleure opportunité de parvenir à des résultats interdisciplinaires. Ce n’est qu’en combinant plusieurs approches que l’on peut progresser sur la question», relevait François Bussy, vice-recteur en charge des questions liées à la recherche.

Six axes de recherche

Plus d’une heure durant, une petite dizaine de professeurs – de la Faculté des lettres, des sciences politiques, de médecine ou encore de droit – ont alors tour à tour présenté leur vision du problème. Et des solutions qu’ils imaginaient.

Une présentation fouillée destinée à illustrer les six axes de recherche du centre: changement des comportements, agriculture et alimentation, santé, imaginaires de la durabilité, gouvernance, démocratie et justice.

Concrètement, cette plateforme se veut aussi un carrefour où des chercheurs qui ne se fréquentent pas trouvent un lieu où échanger. Afin que biologistes, juristes et géographes puissent réfléchir ensemble sur le système agroalimentaire. Ou encore qu’économistes, sociologues et historiens trouvent de nouveaux modèles et travaillent sur les imaginaires de la transition.

Mais bien plus qu’une réunion de chercheurs isolés dans leur tour d’ivoire, «le centre veut créer un lien avec la société», explique Nelly Niwa, docteure en environnement et directrice du centre. La preuve: l’entité vient de remporter un appel d’offres du Canton de Genève, qui souhaite comprendre et établir des scenarii de transition vers la neutralité carbone. Nelly Niwa: «Nous analyserons par quelle politique de logement et de mobilité y arriver.»

Rectrice de l’UNIL, Nouria Hernandez explique enfin que la création de ce centre, qui s’inscrit dans une problématique très actuelle, ne saurait être taxée d’opportuniste. «Il ne s’agit en aucun cas de vouloir surfer sur une tendance ni de forcément vouloir être les premiers. La durabilité est inscrite depuis longtemps dans les priorités de l’UNIL. Nous n’avons rien inventé, mais nous y participons. C’était l’un de mes plus grands souhaits en devenant rectrice.»

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