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Celui qui utilise un parcomètre ne vote pas

La Municipalité de Lausanne n’est généralement pas avare lorsqu’il s’agit de communiquer sur ses actions. Elle convoque par exemple aujourd’hui la presse pour lui parler du «trait d’union entre la ville et la campagne» qu’est la ferme de Rovéréaz.

Curieusement, la modification de la politique de stationnement de la Ville n’a pas eu les mêmes honneurs. En catimini, le Service routes et mobilité, dirigé par la socialiste Florence Germond, a changé la donne. Fini de se parquer à l’œil dans le centre durant la pause de midi, apprenait-on la semaine dernière. Fini de stationner dans le nord ou le sud de la ville sans en faire les frais, nous dit-on aujourd’hui.

La droite pousse des hurlements sur les réseaux sociaux. Leur écho se fera entendre mardi soir, au Conseil communal. Chez les décideurs, le chef des routes et de la mobilité s’est tout d’abord exprimé. Aujourd’hui, il passe le relais à un membre de l’équipe de communication de la ville.

La municipale Florence Germond se tait. Mais répondra sûrement aux élus. La stratégie de communication surprend. Aurait-il fallu consulter, s’expliquer? Inutile. Les socialistes et leurs alliés de gauche n’ont pas à craindre les représailles électorales. Les détenteurs d’un véhicule au centre-ville ne sont en majorité pas ceux qui doivent payer pour se parquer. Ils possèdent leurs macarons. Ceux qui utilisent le stationnement de Bellerive ne viennent pour la plupart pas de Lausanne. Ce n’est pas au confort des Lausannois qu’on touche. Mais à un des traits d’union entre ville et campagne. Pas de quoi perdre des électeurs.

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