Passer au contenu principal

Les vaches stars sont arrivées plus tôt pour pouvoir s’exercer

L’arrivée des bêtes a été anticipée afin qu’elles aient droit à une répétition. En les quittant, des éleveurs avaient la larme à l’œil.

Les futures reines de l’arène ont été lavées dès leur arrivée pour leur répétition de vendredi soir.
Les futures reines de l’arène ont été lavées dès leur arrivée pour leur répétition de vendredi soir.
Vanessa Cardoso

«Cela fait plus d’une année que les humains effectuent leurs répétitions. Les vaches doivent aussi y avoir droit», explique Denis Rohrbasser, président de la Société des Armaillis de la Fête des Vignerons. Les quarante futures reines de l’arène ont débarqué vendredi à la Ferme du jardin Doret, à Vevey. Un jour plus tôt que prévu. «J’ai exigé qu’elles puissent s’exercer», précise Éric Sonnay, responsable des écuries.

À peine arrivées et toilettées, Sarina, Hollywood, Pralina, Daphné ou encore Sissi ont foulé le sol de l’arène vendredi soir. Car elles accompagneront sous peu les onze chanteurs qui entonneront le célèbre «Ranz des vaches» au milieu des 20'000 spectateurs, lors de la vingtaine de représentations. Elles prendront aussi part aux trois grands cortèges de la Confrérie des Vignerons de Vevey.

Un risque d’affolement

«Nous devons être sûrs de nos vaches, poursuit Denis Rohrbasser. Il y a toujours un risque que l’une d’elles fasse la folle et entraîne le troupeau.» C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles les vaches ne défileront pas sur le plancher en LED, trop glissant, mais sur le pourtour en bois de la scène. Elles sont aussi toutes portantes, échographie à l’appui, car elles sont plus calmes dans cet état. «Durant leur parade, qui durera près de huit minutes, elles ne devraient toutefois pas être plus stressées que les gens, relève Éric Sonnay. Je suis sûr que les armaillis qui les mèneront sauront bien s’en occuper.»

Charly Stucki, éleveur à Ropraz, l’espère. Comme d’autres propriétaires, il avait la larme à l’œil vendredi en quittant Séréna, une red holstein de 3 ans. «Je vais m’ennuyer et elle aussi, peut-être, glisse-t-il. Quand je la verrai défiler dans l’arène, cela me fera drôle. Mais j’en suis fier!» L’homme s’est appliqué à la pomponner ces derniers jours. «Je l’ai tondue, douchée et lui ai fait un shampooing. Vainement: elle s’est à nouveau salopée aux côtés des trois autres vaches dans la bétaillère.» Charly Stucki a été rassuré en arrivant au jardin Doret. Sa belle a été d’emblée prise en charge et lavée par l’équipe des six gardes d’écuries. «Ce sont eux qui s’en occuperont désormais, lâche l’éleveur de Ropraz. Ils sont chargés de laver les bêtes, de les affourager et de les traire. Car il est aussi prévu de faire du fromage ici.»

Les plus belles

Ces futures reines de l’arène ont été sélectionnées lors d’un casting en mai à Savigny. Elles ont été choisies pour leur allure et leur beauté. «Une belle vache lève la tête, a des membres fins, des mamelles bien accrochées le plus haut possible au-dessus de l’angle du jarret et des ligaments forts, rappelle Philippe Germain, l’un des juges. Elle a aussi un dessus du dos bien plat. Une croupe trop rabattue ou une attache de queue trop élevée constituaient des critères éliminatoires.»

Durant la célébration, les vaches séjourneront à l’écurie du jardin Doret en compagnie de huit chevaux, d’une mule, d’une truie, d’une brebis, de quinze chevrettes et de lapins. «Cela nous donnera l’occasion de montrer ce qui se fait dans les fermes, commente Éric Sonnay. Et renforcera les liens entre les citadins et les paysans.»

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.