Le vélo prend de plus en plus d’importance à l’UNIL et l’EPFL

CampusL’utilisation de la bicyclette pour se rendre dans les deux hautes écoles est en progression continue.

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En dix ans, la part du vélo dans les déplacements de ceux qui se rendent à l’EPFL est passée de 16% à 28%. La traditionnelle enquête sur la mobilité menée chaque année dans la haute école fédérale et à l’Université de Lausanne (UNIL) laisse apparaître une tendance qui doit réjouir les tenants du développement durable. Surtout que, cette année, les déplacements en voiture ne représentent plus que 20%.

«Je viens tous les jours à vélo, c'est un moment de plaisir dans la journée.»

«J’habite dans le quartier de Montchoisi, à Lausanne, et je viens tous les jours à vélo, à moins qu’il pleuve vraiment des cordes, déclare la professeure Aude Billard, spécialiste de la robotique à l’EPFL. C’est un moment de plaisir dans la journée. Depuis mon domicile, j’arrive très vite au bord du lac, où je trouve une piste spécifique pour les cyclistes. Et j’ai la chance d’avoir un parking vélos juste sous le bâtiment où je travaille.» Son témoignage est représentatif d’un nombre toujours grandissant de chercheurs, enseignants et autres collaborateurs de la haute école qui habitent à proximité du campus.

Certains, pour dompter les pentes de la capitale vaudoise ou parce que leur lieu d’habitation se trouve à un peu plus de distance du campus, ont fait le pas du vélo électrique. L’augmentation récente du tarif des parkings tant à l’UNIL qu’à l’EPFL (lire ci-contre) a aussi un effet dans cette progression de la petite reine. Progression qui ne devrait pas s’inverser. Une nouvelle augmentation est prévue l’an prochain pour les epféliens.

Un atelier apprécié

Quant aux étudiants et étudiantes, ils prennent majoritairement les transports publics, et bien sûr font partie de la masse grandissante des cyclistes. «Un de mes amis m’a fourni ce vélo, charge à moi de le remettre en état, confie ainsi Matteo Di Stasi, en HEC, rencontré au Point vélo de l’Ecole polytechnique. J’ai fait mon bachelor à l’Université de Bologne et je suis un master ici. J’habite dans les logements d’étudiants près de l’EPFL.»

Ce ressortissant italien apprécie le fait de pouvoir se faire aider dans cette réparation au Point conseil mis en place par la haute école et ouvert en semaine lors de la pause de midi. Il y trouve des étudiants assistants connaissant un peu la mécanique et disposant des outils et des pièces nécessaires, vendues à prix coûtant. L’UNIL dispose de la même infrastructure dans un de ses bâtiments (Internef), moins visible au fond d’un couloir au sous-sol, mais gérée selon le même principe.

«On voit, depuis quelques années, que l’utilisation est plus constante tout au long de l’année, notamment au vu de la fréquentation de notre Atelier vélo, note Julien Meillard, adjoint à la Direction durabilité et campus de l’UNIL. Nous avons des accords avec certains partenaires, magasins ou importateurs, qui font que l’on peut proposer des occasions et des pièces de rechange à très bon prix.»

Voitures en diminution

L’enquête de mobilité 2016 n’a pas encore été analysée à fond à l’UNIL. Mais elle fait apparaître les mêmes tendances que pour l’EPFL, toujours selon Julien Meil­lard. On précise que les transports publics représentent 54% des déplacements des étudiants et collaborateurs. Bizarrement, c’est un peu moins que la proportion mesurée en 2016. «La différence n’est à mon sens pas significative, affirme Julien Meillard. Par contre l’inversion entre la voiture et le vélo l’est.» L’Atelier vélo de l’Université de Lausanne, au sous-sol du bâtiment Internef, tourne à nouveau à plein depuis la rentrée universitaire d’automne.

Créé: 02.10.2016, 17h39

Les parkings deviendront encore plus chers

L’an passé, les parkings de l’EPFL (ceux qui sont accessibles aux membres de la communauté académique) ont vu leurs tarifs augmenter. Et en 2014 c’étaient ceux de l’UNIL. Les prix ne vont pas redescendre en 2017, au contraire. Les deux institutions de formation annoncent en effet de nouvelles hausses. A cela s’ajoutera l’installation, à l’UNIL, de barrières mobiles, probablement dès le printemps de l’année prochaine, pour restreindre l’accès de certaines places aux seuls usagers détenteurs d’une autorisation (payante). A l’EPFL, le système choisi ne sera pas physique, mais informatique, par le biais notamment d’une application pour téléphone mobile.
Si les tarifs vont augmenter de manière globale, l’offre de stationnement va par contre devenir plus flexible sur le territoire des deux hautes écoles. Il sera possible de payer sa place pour des durées plus courtes qu’un semestre. Ce qui, dans certains cas, permettra de réaliser des économies par rapport à la situation actuelle et, peut-être, de plus utiliser les transports publics et la mobilité dite douce. Enfin les directions de l’UNIL comme de l’EPFL tiennent à préciser que l’utilisation gratuite par des personnes externes des parkings réservés, le soir et les week-ends, a toujours été interdite. Mais que, jusqu’il y a peu, les contrôles ne se focalisaient pas sur ces périodes.

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