Vénérable institution à Rougemont, le Valrose rouvrira en décembre

Hôtellerie-restaurationLe célèbre établissement a été construit en 1904. Il était fermé depuis 2007.

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Pour chacun des 900 Rodzemounais, l’hôtel Valrose-buffet de la gare est une véritable institution. Fermé depuis 2007, l’établissement a été construit en 1904, par la famille Cottier (lire ci-dessous), en même temps que l’arrivée au Pays-d’Enhaut du MOB – compagnie ferroviaire Montreux-Oberland bernois. Ce bel endormi va se réveiller en décembre prochain grâce à la volonté de plusieurs investisseurs, au premier rang desquels, les frères John et Christoph Grohe, dont le père vit au village. «Nous sommes tous des amoureux du village et de la bonne chère», glisse John Grohe. Le célèbre chef du Lausanne Palace Edgard Bovier, lui aussi rodemounais, et Jean-Jacques Gauer, qui vient de quitter la direction ce 5 étoiles, en sont au sein de la société Red Mountain Valrose SA. «La Municipalité comme tous les acteurs économiques et touristiques, mais encore les habitants, se réjouissent de la prochaine réouverture du Valrose, une institution chérie par tous. Ça va amener du monde au village. C’est aussi un soulagement, car ces dernières années on a un peu désespéré de le voir rouvrir», résume André Reichenbach, syndic de Rougemont.

Emplois créés

Les premières discussions pour la reprise de l’hôtel-restaurant ont débuté en 2013, les terrains ont été acquis début 2014. La tâche s’est alors avérée immense. «Une vraie folie, concède John Grohe. Il a fallu démonter entièrement le bâtiment, le suspendre, pour refaire toutes les fondations. Les façades et la toiture, de type Heimatstil, ont été conservées et rénovées.» Vingt mois auront été nécessaires à la réhabilitation de l’établissement. Le chantier est toujours en cours, une quarantaine d’ouvriers s’y affairent. La société propriétaire aura investi près de 10 millions. Elle emploiera une dizaine d’employés au sein d’un établissement ouvert 365 jours par an.

L’hôtel 3* supérieur comptera 12 chambres de 20 à 30 m2 avec salle de bains. Le restaurant comptera deux salles et un café attenant, environ 70 places, et une terrasse-jardin de quelque 50 places. Il sera géré par le chef Florian Carrard, 26 ans et ancien cuisinier du Lausanne Palace, «qui est parrainé par Edgard Bovier, mais apportera sa touche et son savoir personnels», indique John Grohe. «L’idée de départ est de proposer un endroit accessible à tous, chaleureux, et pas un restaurant gastronomique. Il est destiné autant aux habitants de la région qu’aux Suisses de passage, aux têtes couronnées de Gstaad comme aux touristes», poursuit le promoteur. Dans l’assiette, le gourmet trouvera les produits authentiques du Pays-d’Enhaut (24 heures de mercredi). «Tout ce qui est produit ici sera autant d’ingrédients entrant dans l’élaboration de nos recettes. Avec des grands classiques, magnifiés ou revisités». Le public pourra découvrir hôtel et restaurant lors d’une grande journée portes ouvertes, la date n’est pas encore arrêtée.

Autre projet

Les Grohe et leurs associés nourrissent un autre projet, en face du Valrose – de l’autre côté de la voie de chemin de fer. «Nous allons bâtir un complexe de 15 000 m3, lequel comprendra des logements à la location, des chambres d’hôtel, des espaces pour le tourisme ou encore des commerces. On y trouvera du reste tous les produits du terroir. Avec à terme, la création d’un véritable marché paysan. Notre idée suscite déjà beaucoup d’intérêt dans la région», confie John Grohe qui compte réaliser ce projet courant 2018.

Créé: 22.10.2016, 15h18

De Niven à Ustinov

Dernier propriétaire du Valrose Alexandre Cottier, qui gère une société de plongée à Saint-Domingue, se «réjouit de la réouverture» du Valrose. «C’est mon arrière-grand-père qui l’a construit. Il y a donc eu quatre générations de Cottier à sa tête.»

Les anecdotes ne sont pas légion dans les archives, mais on sait que l’établissement a été envahi par les eaux en février 1928, à la suite d’une vaste inondation dans la région «Ma grand-mère, née en 1898, m’a raconté que durant la guerre de 14-18, l’hôtel a été réquisitionné. Tout le mobilier a été évacué pour faire de la place à d’innombrables paillasses destinées aux soldats alliés», poursuit Alexandre Cottier. Ce dernier se souvient de quelques personnalités ayant séjourné au Valrose: «Comme le conseiller fédéral Georges-André Chevallaz ou les acteurs David Niven et Peter Ustinov.»

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