Les Vert’lib veulent que Vaud mise sur la mobilité digitale

Les écologistes de droite demandent à l’Etat un pôle de compétence autour des possibilités numériques de faciliter les déplacements.

L'extension des infrastructures routières ou ferroviaires prendra des dizaines d'années. L'utilisation de la technologie numérique pour fluidifier le trafic pourrait être beaucoup plus rapide, selon les Vert'libéraux.

L'extension des infrastructures routières ou ferroviaires prendra des dizaines d'années. L'utilisation de la technologie numérique pour fluidifier le trafic pourrait être beaucoup plus rapide, selon les Vert'libéraux. Image: Keystone/Laurent Gilliéron

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Connaître en temps réel son futur temps de parcours en voiture ou en train, avec les bouchons ou les retards. Ou aussi gérer les feux de circulation en fonction du trafic. C’est ça, la «mobilité 4.0», à en croire les Vert’libéraux vaudois. Ils la nomment aussi «mobilité digitale» et veulent que le Canton de Vaud mette le turbo dans ce domaine.

Alors que la nouvelle législature commence, ils ont présenté leur idée lundi, en se basant sur un postulat déposé au Grand Conseil par leur président et député, François Pointet, il y a un mois. «Il y a plein de choses qui se font en matière de technologie pour la mobilité, commente-t-il. Mais tout ça de manière disparate.»

En fait, aucune des technologies dont parlent les Vert’libéraux n’est nouvelle. Mais ce qu’ils veulent, c’est que l’Etat de Vaud mette toutes les chances de son côté en créant un pôle de compétence en mobilité digitale. Il réunirait des politiques et des experts, pour aider les collectivités publiques à intégrer la mobilité 4.0 dans leur planification régionale.

Pour François Pointet, il s’agit d’une solution rapide et simple pour fluidifier le trafic, parallèle aux milliards de francs investis ces prochaines années pour la route et le train. «Ces infrastructures ne permettront pas une amélioration directe de la mobilité, car elles ne seront pas construites avant plusieurs années, voire plusieurs dizaines d’années, ajoute-t-il. La mobilité digitale, elle, est rapide. Elle permet davantage de mobilité, avec moins de béton.»

A l’heure actuelle, il existe déjà des applications et des technologies pour la mobilité 4.0. Mais, pour Marc Dreyer, vice-président des Vert’libéraux vaudois, l’Etat doit faciliter ce genre d’initiatives dans le canton directement. «Nous ne devons pas tout laisser à Palo Alto», image-t-il, en référence à la célèbre ville américaine de la Silicon Valley.

Par la suite, le parti mettra l’accent sur le soutien de l’Etat à la mobilité électrique, la création d’espaces de coworking dans les régions périphériques et l’analyse en temps réel de la mobilité avec des capteurs embarqués. (24 heures)

Créé: 02.10.2017, 18h42

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