Passer au contenu principal

Les Vert'libéraux lancent François Pointet pour le Conseil d'Etat

Le parti a pris acte du désistement attendu d'Isabelle Chevalley, qui ne souhaitait briguer un siège au gouvernement qu'au sein d'une large alliance de droite.

Agé de 47 ans, François Pointet préside la section vaudoise du Parti vert'libéral depuis 2014.
Agé de 47 ans, François Pointet préside la section vaudoise du Parti vert'libéral depuis 2014.
Philippe Maeder-A

A l'unanimité, les Vert'libéraux ont désigné jeudi soir leur président François Pointet candidat au Conseil d'Etat. Ce Dr ès mathématiques de 47 ans, habitant Jongny, remplace la conseillère nationale Isabelle Chevalley, qui s'était proposée dès l'été dernier, dans l'optique d'une large alliance de droite avec le PLR et l'UDC. Or, les libéraux-radicaux ont officiellement tourné le dos aux écologistes de droite, mercredi. Il était exclu pour l'UDC de faire liste commune avec les Vert'libéraux, trop à gauche à leur goût. Le PLR a donc choisi l'allié le plus fort électoralement. «Je retire ma candidature, mais je suis contente d'avoir essayé de susciter cette grande alliance, a déclaré Isabelle Chevalley devant l'assemblée. Je ne vous abandonne pas et serai là en appui pour la campagne.»

François Pointet était le seul candidat à la candidature. Il a précisé s'engager «dans une vision à long terme. Tant que vous voudrez de moi, je serai là», a lancé celui qui préside la section depuis 2014.

Avant de désigner leur héraut, les 34 membres présents à l'Hôtel Aulac de Lausanne a donc entériné l'option de présenter quelqu'un pour le Conseil d'Etat. C'était la position du comité, mais elle n'allait pas de soi après le retrait d'Isabelle Chevalley. Un des militants a d'ailleurs plaidé pour «faire profil bas et ne pas lancer de candidat alibi. On risque de se faire encore allumer par la presse en faisant ça.» Un avis contredit par plusieurs autres membres, qui ont souligné l'importance d'avoir une figure de proue pour tirer les listes et porter le message vert'libéral.

Candidat au gouvernement en 2012, Patrick Vallat a rappelé qu'il avait ainsi participé à 40 débats et été interviewé plus de 130 fois. «L'effet a été positif.» Cri du coeur de l'Yverdonnois Pierre Cherbuin: «Le premier tour de l'élection doit permettre de sanctionner des ministres qui ont démérité et voter pour de nouvelles têtes prometteuses. Or, on voit que les élites en place sont dans une logique de blocage pour pouvoir se coopter. Il faut faire sauter ce système, cette dictature «radsoc» qui me fait mal au ventre», a-t-il tonné.

La situation est délicate pour les Vert'libéraux, qui n'ont plus d'alliés politiques hors de Lausanne, dès lors qu'ils ont lâché l'Alliance du Centre (PDC, PBD, Vaud Libre, UDF, PEV) dans l'espoir de se rapprocher du PLR. Leurs sept sièges au Grand Conseil acquis en 2012 vacillent. Dans les districts, les sections auront donc une campagne intense à mener pour obtenir le quorum de 5%. «On va partir seuls dans plusieurs arrondissements, mais n'hésitons pas à reprendre langue avec le PDC, cherchons des apparentements avec d'autres formations», a suggéré le député Régis Courdesse.

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.