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Selon les Verts, la BCV doit rejeter les énergies fossiles

Le parti écologique lance une initiative pour ancrer la protection du climat dans la Constitution. La mesure s’étendrait au Canton, aux Communes et aux sociétés en mains publiques

«Le Canton de Vaud ne peut pas décider de mesures légales coercitives pour réduire l’utilisation des énergies à effet de serre, constate le député Raphaël Mahaim. Par contre, il peut agir comme un privé ou une entreprise.»
«Le Canton de Vaud ne peut pas décider de mesures légales coercitives pour réduire l’utilisation des énergies à effet de serre, constate le député Raphaël Mahaim. Par contre, il peut agir comme un privé ou une entreprise.»
ARC/Jean-Bernard Sieber

Les Verts et les Jeunes Verts débutent les vacances d’été en faisant un sacré défi: lancer ce lundi, en pleine période creuse, la récolte de signatures pour leur nouvelle initiative «Pour la protection du climat». Leur but: que l’État, les Communes et les entreprises publiques s’éloignent au maximum des énergies fossiles, pour réduire «drastiquement» leur impact sur le climat. Que ce soit dans leur utilisation quotidienne ou leurs investissements.

La BCV et la Caisse de pensions de l’État devraient faire de même, en supprimant les investissements dans les sources d’énergies fossiles: pétrole, gaz, charbon, etc. Idem pour les entreprises publiques réunissant plusieurs Communes, comme pour la gestion des déchets ou la production d’électricité.

L’idée du parti écologiste est d’arriver à la «neutralité carbone» en 2050, avec des objectifs intermédiaires que l’État devra se fixer pour 2030 et 2040.

«L'État agirait comme un privé»

«Le Canton de Vaud ne peut pas décider de mesures légales coercitives pour réduire l’utilisation des énergies à effet de serre, constate le député Raphaël Mahaim. Par contre, il peut agir comme un privé ou une entreprise, d’où notre proposition.»

Si l’initiative récolte 12’000 signatures d’ici à novembre et qu’elle est acceptée par le Grand Conseil ou la population, cela signifie que les mots «urgence climatique» entreraient dans la Constitution. «Notre objectif est aussi de peser sur le débat politique entourant le Plan climat que le Conseil d’État prépare en ce moment», ajoute Raphaël Mahaim.

Si les Verts y croient, c’est grâce au succès de leur précédente initiative. Lancée en 2017, elle visait à interdire l’extraction d’hydrocarbures dans le canton de Vaud, que ce soit du pétrole ou du gaz de schiste notamment. La mesure a finalement été reprise dans la nouvelle loi sur le sous-sol.

«La génération de ma fille va payer le prix fort»

Seconde raison d’y croire, selon la conseillère nationale Adèle Thorens: «Nous avons la chance d’être l'un des cantons les plus progressistes en matière d’environnement.» Elle souligne que les Vaudois avaient accepté l’initiative «Sortir du nucléaire» par 54,6% en 2016. La nécessité de faire bouger le Canton vient aussi de «l’inadéquation du rythme et de l’ampleur des décisions prises au parlement fédéral en matière de lutte contre le réchauffement climatique», ajoute-t-elle. «J’ai une fille de 9 ans et demi. C’est cette génération qui va payer le prix fort du réchauffement climatique.»

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