Veytaux veut encourager ses habitants à jardiner

PermacultureLe village, aidé par la Maison Visinand à Montreux, a créé des potagers permacoles, faciles à entretenir. Une opération didactique va suivre.

Les deux potagers ont été construits derrière l’administration communale. Des troncs, puis des branches de saule et une couche de bois broyé ont été disposés par-dessus en mélange avec des feuilles. Une fois la terre posée, les légumes y seront plantés.

Les deux potagers ont été construits derrière l’administration communale. Des troncs, puis des branches de saule et une couche de bois broyé ont été disposés par-dessus en mélange avec des feuilles. Une fois la terre posée, les légumes y seront plantés. Image: DR

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«Nous voulons faire prendre conscience à nos habitants et aux intéressés qu’il est facile de faire pousser des légumes sans trop suer. Et d’obtenir des tomates qui ont du goût», explique Christine Chevalley, syndique et députée de Veytaux. Le petit village de 832 habitants joue les pionniers en matière de jardinage. Il vient de créer, derrière son bâtiment administratif et scolaire, deux buttes de permaculture en collaboration avec la Maison Visinand, centre culturel de Montreux et Veytaux.

La permaculture? Une production agricole durable, très économe en énergie: elle nécessite peu de travail manuel et n’a pas recours aux machines. Car cette méthode préconise de cultiver la terre en symbiose avec la nature, soit sans labourage, sarclage, engrais, ni pesticides. «Nous voulons donner envie aux gens de créer leur lopin de terre chez eux et de retrouver le plaisir de jardiner, à une époque où nous sommes souvent très éloignés des légumes que nous mangeons, explique Pierre Stringa, curateur de la Maison Visinand. En tant que service public, notre démarche se veut citoyenne et apolitique.»

De nombreux avantage
Si les adeptes de permaculture sont en augmentation en Suisse romande, principalement dans les cantons de Fribourg et du Valais, la pratique reste très marginale sur les terrains vaudois. Elle offre néanmoins de multiples avantages. «A part la création de la butte, l’ensemencement et un arrosage modéré, il n’y a guère d’autres interventions et donc des coûts très faibles, précise Pierre Stringa. Car la permaculture exploite ce que la nature sait faire seule.» De plus, de forme arrondie, la butte permacole offre une large surface. Elevée au-dessus du sol, elle permet aussi de travailler dans une posture confortable. Et, surtout, elle possède un rendement excellent, au moins équivalent à celui de l’agriculture traditionnelle: il est déjà possible de créer un jardin permacole sur son balcon.

Veytaux, première commune à se lancer dans l’aventure, envisage de devenir une petite vitrine de la permaculture. Car, en septembre, quand les potagers seront luxuriants, la Maison Visinand y mettra sur pied une exposition didactique, en lien avec des conférences qui auront lieu sur son site montreusien.

(24 heures)

Créé: 11.02.2014, 17h50

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