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[VIDEO] Un pôle de recherche sur le cancer ouvre à Lausanne

Le centre Agora veut réunir 300 spécialistes de différents horizons en vue de mettre au point de nouvelles thérapies.

Le centre Agora est situé juste en face du CHUV.

«Un nouveau phare pour éclairer la recherche», annonce la Fondation ISREC. Son centre Agora a été inauguré en grande pompe le 3 octobre, à un jet de pierre du CHUV. Le pôle de recherche sur le cancer devrait accueillir d’ici le mois de janvier 300 spécialistes en oncologie poursuivant un but commun: trouver de nouvelles thérapies contre le crabe, plus efficaces et plus personnalisées.

Ici, la recherche se veut au service direct du malade. Les chercheurs et cliniciens qui s’installeront à Agora fédéreront leurs forces en vue d’amener la science fondamentale au lit du patient. Une recherche translationnelle, donc, mais aussi multidisciplinaire. Dans cette boîte à outils de 11'500 m2, les médecins côtoieront les biologistes, les généticiens, les immunologistes, les bioingénieurs et les bioinformaticiens en vue de développer ensemble des médicaments innovants.

Le bâtiment est financé par l’ISREC à hauteur de 80 millions de francs mais le projet est le fruit d’un partenariat avec le CHUV, les HUG, l’EPFL, les universités de Lausanne et de Genève et l’antenne lausannoise du Ludwig Institute for Cancer Research.

«Unique en Suisse»

Les premiers occupants issus de ces institutions ont déjà pris leurs quartiers dans les trois niveaux de laboratoires, façon open space. L’architecture conviviale du bâtiment est censée favoriser les échanges entre les disciplines. «Nous espérons que ces synergies seront porteuses de nouvelles découvertes et d’espoirs pour le patient», commente Catherine Labouchère, présidente de l’ISREC, qui parle volontiers de l’«effet cafétéria». «Il y en a d’ailleurs à chaque étage, pour que les gens échangent.»

«Nous allons «obliger» les cliniciens et les chercheurs à se parler, résume Franco Cavalli, président du Conseil scientifique de l’ISREC. C’est un lien fondamental qu’on avait un peu oublié en Suisse, et en cela Agora est unique. Les rencontres improbables sont à la source de découvertes.»

Outre des laboratoires, Agora abrite des bureaux, des salles de conférences, un auditoire et un restaurant. La vue sur la ville, la forêt et le lac est splendide. «Nous espérons qu’un environnement de travail agréable sera propice aux découvertes majeures, explique Catherine Labouchère. En tout cas, les futurs occupants sont enchantés.»

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Tout neuf Le bâtiment Agora, bâti en trente-trois mois, est l’œuvre du bureau allemand Behnisch Architekten. L’édifice de 11'500 m2 sera exploité par le CHUV. Il a été financé par la Fondation ISREC à hauteur de 80 millions de francs. Les laboratoires occupent trois niveaux, soit 5000 m2.

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Le Conseil scientifique de l’ISREC aura pour mission de s’assurer que leurs recherches sont «directement utiles» pour les patients. Sans surprise, l’immunothérapie sera l’une des pistes explorées. Lausanne est devenue un phare international dans cette voie qui consiste à mobiliser le système immunitaire du malade pour combattre la tumeur. Il s’agira donc de développer des thérapies cellulaires, mais pas seulement. Un accent sera mis sur les soins infirmiers en oncologie, notamment.

Et les patients? «Ce sont des partenaires, assure Catherine Labouchère. Ils seront les bienvenus pour évoquer leurs difficultés mais aussi découvrir ce que l’on fait ici.»

40 millions en dix ans

En dix ans, la Fondation ISREC a investi plus de 40 millions de francs dans le soutien à la recherche. Son centre Agora est une pièce centrale du puzzle de la lutte contre le cancer, priorité des autorités sanitaires vaudoises. Le dispositif est complété par le Laboratoire de production cellulaire, à Épalinges. Rappelons aussi que Lausanne a été choisie en 2015 par l’organisation Ludwig Cancer Research pour être son troisième pôle mondial de recherche avec, à la clé, 300 millions de francs sur trente ans.

L’oncologie personnalisée est déjà en marche sur l’arc lémanique. Depuis 2016, les médecins traitants de toute la Suisse romande peuvent adresser des cas aux experts CHUV-HUG. Ces derniers les examinent par visioconférence lors du «tumor board moléculaire»; une pièce maîtresse du Réseau romand d’oncologie.

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