La vie nocturne débattue par les jeunes

LausanneLe Conseil des jeunes organisait un «speed debating» mercredi. Au centre des discussions: harcèlement de rue, vente d’alcool et soirées pour les moins de 18 ans.

Image: Patrick Martin

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur?

Les coups de sifflet ont retenti mercredi au bar de l’ABC à Lausanne, ponctuellement toutes les vingt minutes, pour annoncer aux personnes présentes qu’il était temps de changer de table, comme lors de tout bon speed dating qui se respecte. A la différence près qu’il s’agissait là d’un speed debating organisé par le Conseil des jeunes de Lausanne (CdJL), épaulé dans son initiative de sortir de ses assemblées feutrées par la Commission des jeunes du canton de Vaud. Au menu des débats: la vie nocturne à Lausanne.

Quatre tables avaient été dressées pour l’occasion, pour autant de thèmes abordés avec l’aide d’un expert. «Ces jeunes, c’est la relève. Ils ont besoin de comprendre les choses, alors nous devons y donner du sens, avancer des arguments parce qu’ils veulent être convaincus», estimait Stéphane Dumoulin, chef des opérations de la police municipale et invité à débattre de sécurité par le CdJL. On croisait aussi Yolande Gerber, adjointe à l’Observatoire de la sécurité, Stéphane Caduff, de la Fondation vaudoise contre l’alcoolisme, ou encore Thierry Wegmüller, notamment patron de GastroLausanne.

Où finit la drague et où commence le harcèlement en soirée? Qui a déjà été le témoin ou même la victime d’une agression? Que pensez-vous de l’offre en transports publics en soirée? La police est-elle assez présente? L’offre culturelle est-elle suffisante à Lausanne, notamment pour les moins de 18 ans? Les questions ont fusé de la part de la vingtaine de jeunes participants. Les réponses se sont parfois répétées, forcément. «Le résultat de ce speed debating est très constructif. Nous ne voulons plus n’être qu’une minorité silencieuse. Des idées intéressantes ont émergé ce soir, comme la mise sur pied de soirées destinées aux moins de 18 ans. Cela pourrait même se concrétiser avant la fin de l’année», explique Aziz Orfia, le président du CdJL (24 heures)

Créé: 04.05.2017, 15h51

Articles en relation

«Le harcèlement de rue est sous-estimé»

Interpellation Dans une intervention, le conseiller national Mathias Reynard s'attaque à «ce fléau du quotidien». Une première à Berne. Plus...

La nuit veut faire sa fête au harcèlement

Lausanne Sous l’impulsion de GastroLausanne, bars et clubs adoptent une charte assurant à leurs clientes de passer une bonne soirée. Plus...

Un plan pour contrer les drogues festives en boîte

Lausanne Très discrète, la consommation d'ecstasy, de LSD ou de coke est une réalité dans le monde de la nuit. Un projet de prévention se met en place à Lausanne. Plus...

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

L'actu croquée par nos dessinateurs, partie 4

«Christian Constantin dérape une fois de trop», paru le 23 septembre 2017.
(Image: Valott) Plus...