La Villa Romantica sera finalement démolie

ImmobilierLa Municipalité de Pully a décidé de ne pas sauver la maison de maître. Pour sa part, l’entreprise Bernard Nicod SA doit revoir son projet d’immeuble.

La Villa Romantica, à Pully. La Municipalité a considéré «que les conditions juridiques n’étaient pas réunies pour en interdire la démolition».

La Villa Romantica, à Pully. La Municipalité a considéré «que les conditions juridiques n’étaient pas réunies pour en interdire la démolition». Image: Gérald Bosshard

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Les pelleteuses ont (presque) le champ libre. La Villa Romantica et son parc aux arbres centenaires, nichés entre l’avenue C.-F. Ramuz et le chemin de la Source, à Pully, n’échapperont pas à la destruction. Pourtant, pendant près d’une année, tant les vingt-cinq conseillères et conseillers communaux qui avaient exhorté la Municipalité à assurer leur préservation que les 227 signataires d’une pétition allant dans le même sens avaient cru au miracle. A leurs yeux, la ravissante maison de maître, construite en 1947 par le célèbre éditeur d’art Pierre Cailler (qui l’a habitée pendant une douzaine d’années) et vendue, en 2014, par l’exécuteur testamentaire de sa dernière propriétaire à l’entreprise Bernard Nicod SA, méritait d’être sauvée envers et contre tout. L’espoir des thuriféraires de la Villa Romantica avait été entretenu par une décision de la Section cantonale des monuments et sites qui, sollicitée par la Commune de Pully, avait finalement attribué à la villa la note 3 au recensement architectural. Du coup, la maison de maître, inoccupée depuis des années et longuement squattée, était devenue un «objet intéressant au niveau local», qui ne peut être démoli, en principe, qu’en cas d’intérêt public prépondérant.

Néanmoins, après avoir sollicité l’avis de sa Commission consultative d’urbanisme et pris connaissance d’un rapport de la Direction de l’urbanisme et de l’environnement, la Municipalité a décidé, lors de sa séance du 20 mai dernier, d’autoriser la démolition de la Villa Romantica. Son propriétaire, l’entreprise Bernard Nicod SA, ne pourra toutefois le faire qu’à condition, précise le message du 5 juin de la Municipalité au Conseil communal, de présenter un projet de construction «qui soit conforme à la législation et à la réglementation en vigueur». Le permis de construire, en lieu et place de la maison de maître, un immeuble de 17 appartements haut de gamme, avec un parking souterrain pour dix-huit véhicules et deux places de parc extérieures, lui est ainsi refusé.

Le promoteur immobilier ne pourra donc raser la Romantica qu’après avoir déposé un nouveau projet architectural, qui doit tenir compte des «irrégularités» relevées par la Municipalité de Pully, notamment en matière d’indice d’occupation du sol, de hauteur maximale et de surface de la place de jeu prévue. Le projet à venir sera soumis à une nouvelle procédure d’enquête publique.

Quant à la Villa Romantica, tout en soulignant qu’elle est «sensible à sa valeur culturelle et sociale», la Municipalité affirme, après avoir visité les lieux et pris connaissance du rapport historique sur lequel le Canton s’est appuyé pour accorder la note 3, avoir finalement «considéré que les conditions juridiques n’étaient pas réunies pour en interdire la démolition».

Créé: 09.06.2015, 11h45

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