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La Villa Romantica sera finalement démolie

La Municipalité de Pully a décidé de ne pas sauver la maison de maître. Pour sa part, l’entreprise Bernard Nicod SA doit revoir son projet d’immeuble.

La Villa Romantica, à Pully. La Municipalité a considéré «que les conditions juridiques n’étaient pas réunies pour en interdire la démolition».
La Villa Romantica, à Pully. La Municipalité a considéré «que les conditions juridiques n’étaient pas réunies pour en interdire la démolition».
Gérald Bosshard

Les pelleteuses ont (presque) le champ libre. La Villa Romantica et son parc aux arbres centenaires, nichés entre l’avenue C.-F. Ramuz et le chemin de la Source, à Pully, n’échapperont pas à la destruction. Pourtant, pendant près d’une année, tant les vingt-cinq conseillères et conseillers communaux qui avaient exhorté la Municipalité à assurer leur préservation que les 227 signataires d’une pétition allant dans le même sens avaient cru au miracle. A leurs yeux, la ravissante maison de maître, construite en 1947 par le célèbre éditeur d’art Pierre Cailler (qui l’a habitée pendant une douzaine d’années) et vendue, en 2014, par l’exécuteur testamentaire de sa dernière propriétaire à l’entreprise Bernard Nicod SA, méritait d’être sauvée envers et contre tout. L’espoir des thuriféraires de la Villa Romantica avait été entretenu par une décision de la Section cantonale des monuments et sites qui, sollicitée par la Commune de Pully, avait finalement attribué à la villa la note 3 au recensement architectural. Du coup, la maison de maître, inoccupée depuis des années et longuement squattée, était devenue un «objet intéressant au niveau local», qui ne peut être démoli, en principe, qu’en cas d’intérêt public prépondérant.

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