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À Villars-Ste-Croix, on ne peut toujours pas rouler sur la bande d’arrêt d’urgence

La nouvelle voie entre l’échangeur de Villars-Ste-Croix et Cossonay devrait être utilisable depuis le mois de juin. Un recours en retarde l’ouverture

L'utilisation de la bande d'arrêt d'urgence entre Ecublens et Morges a été instaurée en 2010.
L'utilisation de la bande d'arrêt d'urgence entre Ecublens et Morges a été instaurée en 2010.
Vanessa Cardoso

Depuis quelque temps déjà, les travaux semblent être terminés sur la bande d’arrêt d’urgence entre l’échangeur de Villars-Ste-Croix et Cossonay, sur l’A1. Pourtant, aucun usager ne peut y circuler alors que l’Office fédéral des routes (OFROU) prévoyait son ouverture à la circulation pour le mois de juin. Pour rappel, la réaffectation de cette bande d’arrêt d’urgence devait permettre de fluidifier «rapidement le trafic sur ce secteur particulièrement encombré aux heures de pointe», indiquait l’OFROU en mars 2018.

Alors, que s’est-il passé depuis? Pourquoi aucun véhicule ne peut y rouler alors même que la nouvelle signalisation est déjà visible sur ce tronçon autoroutier? «Ce retard s’explique par un recours qui a été fait sur l’adjudication d’un marché public pour une installation technique», confie Simona Roberti-Maggiore, porte-parole de la filiale d’Estavayer-le-Lac de l’OFROU. Selon nos informations, l’adjudicataire a fourni des fausses informations à l’Office fédéral. Un des membres de ce consortium ne se serait pas acquitté de certaines cotisations sociales au moment de l’adjudication. Le Tribunal administratif fédéral a donc requis «la non-conclusion du contrat en date 19 février 2019», indique encore la porte-parole. Conséquence: la mise en service de la bande d’arrêt d’urgence active est désormais espérée pour le début de l’année prochaine.

Concernant les travaux déjà effectués, les opérations sur l’infrastructure, comme la réalisation de portiques et de potences de signalisation, se sont faites sous trafic. Des tests sur les équipements électromécaniques ont ensuite eu lieu jusqu’à il y a quelques semaines. L’investissement total se monte à 21 millions de francs. Ce montant risque-t-il de prendre l’ascenseur suite à ce contretemps? «L’estimation du coût des travaux est inchangée, poursuit Simona Roberti-Maggiore. Elle pourrait cependant varier en fonction du comportement du revêtement drainant face au démarquage. Si le revêtement se dégrade, il faudra le remplacer, ce qui pourrait engendrer des coûts supplémentaires. On espère naturellement pouvoir éviter cette situation.»

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