Passer au contenu principal

«Vortex va transformer des pendulaires en habitants»

Le bâtiment abritera 833 chambres et 76 appartements et studios. Il sera relié au reste du campus par un pont-passerelle.

Assis dans le godet de la pelleteuse (de g. à dr.):  Ian Logan directeur général de Lausanne 2020, Christian Budry, président du Conseil d'administration de la CPEV et les conseillers d'Etat Vaudois Anne-Catherine Lyon, Pascal Broulis et Philippe Leuba, lors de la cérémonie qui marque le premier coup de pioche du chantier de Vortex.
Assis dans le godet de la pelleteuse (de g. à dr.): Ian Logan directeur général de Lausanne 2020, Christian Budry, président du Conseil d'administration de la CPEV et les conseillers d'Etat Vaudois Anne-Catherine Lyon, Pascal Broulis et Philippe Leuba, lors de la cérémonie qui marque le premier coup de pioche du chantier de Vortex.
Keystone
C'est donc un bâtiment circulaire qui sortira de terre sur le site de la Pala.
C'est donc un bâtiment circulaire qui sortira de terre sur le site de la Pala.
Jean-Pierre Dürig
A ce stade, l'inauguration est agendée à fin 2019.
A ce stade, l'inauguration est agendée à fin 2019.
LDD
1 / 6

Lorsque a débuté la construction du campus de Dorigny, au début des années 1970, les autorités n’ont pas voulu y installer de logements pour étudiants, de peur que la révolte française de Mai 68 y trouve un terreau pour se développer.

Un demi-siècle plus tard, les temps ont bien changé. Les pavés ne servent plus de projectiles, le marché du logement est toujours plus tendu et les effectifs estudiantins de l’Université de Lausanne (UNIL) et de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) – qui constituent le deuxième campus universitaire du pays après Zurich – ont plus que doublé en trente ans. Trente mille personnes travaillent aujourd’hui sur les deux sites.

Pour répondre à ce boom, l’EPFL s’est mis à bâtir des logements sur son territoire dès 2010. L’UNIL aura les siens pour la rentrée 2020. Ils se trouveront dans le bâtiment Vortex, dont le chantier a été lancé lundi, en grande pompe, à Chavannes-près-Renens, en présence des conseillers d’Etat Pascal Broulis, Philippe Leuba et Anne-Catherine Lyon. En trois ans, l'Etat a initié et développé le projet, en partenariat notamment avec Retraites Populaires, qui assure d'ailleurs la conduite du projet.

Conçu par l’architecte zurichois Jean-Pierre Durig et devisé à 156 millions de francs (financés par la Caisse de pensions de l’Etat de Vaud, maître d'ouvrage), ce surprenant bâtiment circulaire permettra de loger près de 900 étudiants et autres hôtes académiques. Et même de jeunes athlètes olympiques (lire ci-dessous).

«Expérience de vie»

Très attendu par la direction de l’alma mater, le bâtiment, qui va transformer le campus en petite ville, n’ira pas sans entraîner de profonds changements au sein de l’institution. «Le campus a été conçu pour se remplir le matin et se vider le soir. Avec Vortex, qui va remplacer des pendulaires par des habitants et où l’on vivra nuit et jour, l’université va connaître une révolution, confirme Benoît Frund, vice-recteur chargé de la politique de durabilité, de la gestion et du développement du campus de l’UNIL. Vortex va créer une petite ville. Or dans un secteur urbanisé, des logements et des commerces ne suffisent pas. On doit aussi y trouver des lieux de vie: une crèche, une salle polyvalente ou encore des restaurants. Ce sera le cas avec Vortex.»

Plus qu’un simple dortoir, c’est donc comme «une expérience de vie» que l’Université conçoit la future construction. «Il faut impérativement que cette expérience soit agréable. Pour favoriser le vivre ensemble, il s’agit de concevoir un endroit où le confort, les services mais aussi la sécurité sont assurés pour tous les résidents», poursuit Benoît Frund.

Avec la Fondation Maisons pour Etudiants (FMEL), qui assurera la gestion de Vortex, le responsable planche sur la question depuis des mois. «Nous essayons d’anticiper la future vie du site. Nous avons, par exemple, organisé des ateliers participatifs avec des étudiants. Le défi est passionnant. Les grandes lignes de Vortex sont déjà tracées, mais il reste encore des espaces à définir pour des besoins pas encore imaginés.»

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.