Yann Lambiel, le Valaisan qui est devenu un fier citoyen morgien

Un homme, une régionL’humoriste et imitateur vit à Morges depuis seize ans. Une ville et un bord du lac dont le natif de Saxon est tombé amoureux et qu’il ne quitterait pour rien au monde.

L'humoriste et imitateur Yann Lambiel nous fait découvrir ses lieux préférés.

L'humoriste et imitateur Yann Lambiel nous fait découvrir ses lieux préférés. Image: FLORIAN CELLA

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«Ça m’étonne presque de m’entendre dire cela mais j’aime tellement cette région que je doute retourner un jour vivre en Valais!» Né à Saxon en 1973, Yann Lambiel a quitté la vallée du Rhône vingt-quatre ans plus tard. L’humoriste a tout d’abord rallié la Cité de Calvin. Avant que son épouse ne s’éprenne de La Côte en 2001: «A l’époque, je participais à l’émission La soupe est pleine. Ma femme m’amenait les dimanches à la Radio suisse romande et allait se promener en m’attendant. Un jour, elle s’est rendue à Morges. Ça a été le coup de foudre. Elle m’a dit qu’il fallait absolument qu’on habite dans cette ville. On a alors trouvé un petit appartement. Puis, une maison.»

L’imitateur a lui aussi succombé au charme de La Coquette. «J’adore le bord du lac, confie Yann Lambiel. J’ai mis un peu de temps à vraiment apprécier le cadre. Il faut dire que pour un Valaisan ayant grandi entre deux montagnes, faire face à une telle étendue d’eau est un peu déboussolant. Mais aujourd’hui, je ne peux plus m’en passer.»

A tel point que le Vaudois d’adoption s’est acheté un bateau, qui jette l’ancre au port du Petit-Bois. «C’est l’endroit de la région que je préfère, révèle-t-il. J’apprécie l’ambiance particulière du lieu. Surtout tôt le matin quand les voiliers tanguent et qu’on peut entendre les cordages taper contre les mâts. Je trouve cet environnement très reposant. Je viens souvent m’y vider la tête.»

Sentier de la truite et filets de perche

Sans surprise, lorsqu’il fait découvrir sa région à des amis, l’artiste privilégie également le bord du Léman. «On va faire un petit tour au sentier de la truite ou on marche de Morges à Préverenges en passant par les quais, détaille Yann Lambiel. Je les emmène aussi dans la vieille ville de Morges, qui est magnifique. Et on termine à la maison où je cuisine des filets de perche. Je souhaiterais pouvoir dire que je les attrape moi-même la veille, mais ce serait mentir! Je vais donc les acheter chez les pêcheurs du Petit-Bois.»

Morges n’est néanmoins pas uniquement synonyme de beaux paysages pour Yann Lambiel. L’humoriste y a d’abord élu «domicile» sur les planches de Beausobre. «Mon histoire d’amour avec cette ville a commencé en 1998 lorsque j’ai participé aux Off de Morges-sous-Rire, se remémore-t-il. Cette année-là. Les représentations avaient lieu dans des bistrots de la commune. Je n’oublierai jamais ce moment car, hormis le jury, il n’y avait qu’un seul spectateur accoudé au bar pour assister à ma prestation. Une expérience terrible. Heureusement pour mon moral, j’ai réussi à gagner le concours. Et depuis, je suis revenu tous les ans me produire au festival.»

Un souvenir inoubliable

Les hauts de Morges, Yann Lambiel les fréquente moins que les rives. Sauf de temps à autre pour une balade à vélo en famille. Néanmoins, il a vécu une de ses plus belles aventures dans le district, du côté de Colombier, en 2013. Un souvenir inoubliable. «La Jeunesse du village organisait la Cantonale, se rappelle l’imitateur. Je devais faire un show le soir devant plus de mille spectateurs. De fortes pluies s’étaient abattues sur la région et il y avait 80 centimètres de flotte dans toute la cantine. Mon technicien m’a contacté et m’a dit qu’on n’allait pas pouvoir jouer. Mais c’était sans compter sur les organisateurs. Ils ont sorti les tracteurs, coupé la route pour évacuer l’eau, amené des copeaux et en quelques heures l’affaire était réglée. Tout le monde avait mis la main à la pâte pour que le spectacle ait lieu. Ce qui a engendré une ambiance unique et magique.»

Sa région d’adoption, Yann Lambiel en est fier. Il l’assume même durant les visites à sa famille et ses proches en Valais. Enfin, la plupart du temps. «On me dit souvent «Toi, tu vis à Morges pour le boulot», rigole-t-il. Qu’est-ce que ça peut m’énerver. Je tente alors d’expliquer que j’ai beaucoup de plaisir à habiter ici. Même si des fois, je suis obligé de mentir pour ne pas faire trop de grabuge.»

Il ne fait d’ailleurs pas la promotion de la région morgienne qu’au Vieux-Pays, mais également lorsqu’il se trouve à l’étranger. «Dernièrement, je suis allé en Corse, raconte-t-il. J’ai rencontré des Belges et leur ai montré des photos d’où je vis. Ils n’en croyaient pas leurs yeux et m’ont demandé pourquoi je partais en vacances!»

S’il s’éloigne de Morges de manière ponctuelle, Yann Lambiel ne se voit plus déménager. Assis sur un rocher, le regard posé sur les bateaux, les quais et l’horizon, l’humoriste pense à haute voix: «Qui aurait envie d’aller vivre ailleurs?»

Créé: 19.08.2017, 09h45

Sentier aux Oiseaux

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