Passer au contenu principal

D’Yverdon à Nyon, l’Appel du 4 mai a résonné dans tout le canton

Des citoyens se sont réunis pour demander un redémarrage économique plus «humaniste, local, solidaire et durable».

À Yverdon, une quarantaine de citoyens se sont installés tranquillement sur la place Pestalozzi.
À Yverdon, une quarantaine de citoyens se sont installés tranquillement sur la place Pestalozzi.
JEAN-PAUL GUINNARD

Alors que les parkings sont de moins en moins vides et que la circulation reprend ses droits après sept semaines de vie au ralenti, un certain nombre de personnes voudraient que le redémarrage annoncé de l’activité économique ne ramène pas la société à son niveau de l’avant Covid-19. Lundi à Berne, un groupe de citoyens a remis aux parlementaires une pétition allant dans ce sens. En fin d’après-midi, cet «Appel du 4 mai» avait récolté plus de 55'000 signatures sur internet. Parallèlement, des dizaines de personnes se sont rassemblées pacifiquement dans diverses villes romandes dont Yverdon, Nyon et Lausanne.

Des actions locales

«Plus humaniste, plus solidaire, plus durable et plus locale, c’est ainsi que nous voyons la relance économique», explique Hélène Perceval qui a coordonné le volet yverdonnois du rassemblement via les réseaux sociaux. Les conditions sanitaires ne permettant pas à tous ceux qui le désiraient de se rendre à Berne, le groupe de citoyens a appelé ceux qui le souhaitaient à mettre en place des actions dans leurs villes respectives. Si certains se sont «contentés» de faire du tintamarre à leur fenêtre – à la manière des applaudissements quotidiens destinés à remercier le personnel soignant –, d’autres ont mis sur pied des rassemblements.

Sans débordement

Dans le calme, ils ont donc appuyé la pétition lancée le 23 avril par des citoyens de l’arc lémanique, dont le texte veut faire parvenir aux politiques la voix de ceux qu’on n’entend jamais et qui veulent plus de place pour les producteurs – paysans, maraîchers, vignerons – entrepreneurs locaux et, corollaire, rééquilibrer les forces entre économie d’une part et environnement d’autre part.

L’appel a également un volet social et demande ainsi que l’on reconsidère les conditions de travail de certains milieux professionnels. À commencer par les soignants, au front depuis le début de la crise, qui ont encore plus que jamais prouvé qu’on avait besoin d’eux.

«Tout se déroulait de manière bon enfant et il n’y a eu ni interpellations, ni même de discussions houleuses»

Pour exprimer leur credo, réunis sous le slogan «Pas de retour à l’anormal», ils ont tracé sur le sol, le plus souvent à la craie, parfois au papier collant, des rectangles de quatre mètres carrés à distance réglementaire les uns des autres avant de s’asseoir tranquillement au centre du dispositif pendant de longues minutes.

À Lausanne, les manifestants se sont regroupés à la Riponne et à la Palud, où une trentaine de personnes étaient présentes dans les deux cas. Elles se sont dispersées à l’arrivée des policiers sur place sans faire d’histoires. «Tout se déroulait de manière bon enfant et il n’y a eu ni interpellations, ni même de discussions houleuses avec eux», rapporte Alexia Hagenlocher, porte-parole de la police de Lausanne.

À Yverdon, c’est la place Pestalozzi qui avait été choisie comme scène de cette action à laquelle quelque quarante personnes ont participé dès midi. Après une demi-heure, les sympathisants ont entonné le décidément très à la mode «Bella Ciao» avant de repartir chacun de leur côté, sous le regard de plusieurs membres de la Police Nord Vaudois qui se tenaient à distance.

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.