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Crise du CovidVers une obligation d’annonce pour les fêtes privées à Genève

Selon la RTS, le gouvernement détaillera cette nouvelle mesure mercredi.

Le gouvernement communiquera officiellement ce mercredi.
Le gouvernement communiquera officiellement ce mercredi.
Lucien Fortunati

À Genève, 75% des contaminations ont lieu dans la sphère privée. Selon une information du téléjournal de la RTS, parmi les nouvelles mesures à venir, le Conseil d’État va cibler cet environnement: pour toute organisation de fête ou de repas chez soi, il y aura une obligation d’annonce à partir d’un certain seuil pas encore déterminé.

«Si on ne met pas en place des règles obligatoires, et non pas des recommandations, il y aura toujours plus de foyers infectieux dans ce type de réunion», a déclaré au 19:30 le conseiller d’État en charge de la santé, Mauro Poggia. L’élu parle de possibilités de contrôles sur le moment ou a posteriori, l’organisateur de l’événement devra répondre d’éventuelles contaminations. Le gouvernement communiquera officiellement ce mercredi et précisera à partir de combien de convives il faudra se déclarer.

Premières réactions

L’annonce semble pour l’heure susciter des réactions d’incompréhension sur les réseaux sociaux, surtout de la part de l’hémisphère droit de l’échiquier politique. À l’image du député libéral-radical Murat Alder (voir ci-dessous) qui juge cette nouvelle mesure «franchement ridicule». Plus nuancé, l’ancien secrétaire général du Parti démocrate-chrétien genevois Basile Dacorogna s’interroge quant à lui de la manière dont les autorités vont pouvoir contrôler «tout cela». Le conseiller municipal en Ville de Genève, l’UDC Vincent Schaller, lui, s’insurge que «les frontières restent grandes ouvertes sans aucun contrôle. Il faut être sacrément gonflé pour emmerder les citoyens genevois.» Quant à l’éditorialiste Pascal Décaillet, il fustige un Conseil d’État «à bout de souffle». «Il [ndlr:l’exécutif cantonal] camoufle son impuissance totale contre la crise économique en petites décisions de flicaillons, jusque dans nos domiciles privés! Nous n'irons pas jusqu'au printemps 2023!»

Assurément, d’autres réactions ne devraient pas manquer de tomber dans les prochaines heures et jours.

Collaboration: Olivier Francey

236 commentaires
    lolli

    Je suis peut-être un peu naïf, mais la sphère privée est protégée par l'article 13 de la constitution fédérale. La loi sur les épidémies ne prévoit pas non plus de s'immiscer dans le cadre privé. Ont-ils réelement le droit de mettre en place une telle mesure qui irai contre les prérogatives données aux cantons?