Votre navigateur est obsolète. Veuillez le mettre à jour avec la dernière version ou passer à un autre navigateur comme ChromeSafariFirefox ou Edge pour éviter les failles de sécurité et garantir les meilleures performances possibles.

Passer au contenu principal

Mobilisation chez Vetropack
Le personnel a entamé une grève à durée indéterminée

17mai 2024   SAINTS-PREX manif d'0uvriers licenciés et de syndicalistes d'Unia devant Vetropack       ANNULATION DU FESTIVAL        Vibiscum Vevey  Festival          Photo Patrick Martin/24HEURES
Abonnez-vous dès maintenant et profitez de la fonction de lecture audio.
BotTalk

Une semaine après une première interruption d’une heure, les employés de Vetropack ont lancé un débrayage à durée indéterminée ce vendredi dès 10 h 15. Épaulés par les syndicats Unia et Syna, ils affirment qu’ils ne reprendront le travail qu’une fois leurs revendications entendues, à savoir le gel des licenciements jusqu’au début d’une «réelle négociation» de plan social; le droit, pour le personnel, de consulter ce dernier avant signature; et le maintien des emplois en cas de reprise du site industriel par une autre entreprise.

Dans un communiqué publié ce vendredi matin, le groupe déclare que les discussions avec les syndicats et les représentants des salariés se poursuivent et que «le plan social prévu s’appliquera à tous les employés concernés par les suppressions de postes à Saint-Prex».

Nicole Vassalli, responsable du secteur industrie pour Unia Vaud, rétorque qu’il s’agit d’un plan social bien plus mauvais que ceux proposés lors des fermetures des sites de Wauwil et de Bülach. «La direction refuse toujours d’aller plus loin que de simples discussions, déplore-t-elle. Sa proposition est indécente et insuffisante: 49 salariés ne toucheront pas d’indemnités, 38 personnes auront à peine un demi-salaire, et les départs anticipés facilités en cas de nouvel emploi qui avaient été annoncés sont remis en question.»

Premières lettres mardi

La moitié des quelque 180 employés du site recevront leur congé entre mardi prochain et fin août. Vetropack précise que les autres postes seront supprimés progressivement jusqu’en 2026, après l’arrêt de la production et le démontage des machines.

Participant à la mobilisation depuis ses débuts, Jakup, 61 ans, dont vingt-six dans l’entreprise, dit s’être vu proposer un demi-salaire d’indemnité. «Même s’il faut rester ici une semaine, je le ferai, je m’en fous», confie le cariste. Lui espère encore que les choses pourront changer.

«Ils n’écoutent rien»

À quelques mètres de là, certains de ses collègues sont plus fatalistes. «On ne sait pas du tout ce qu’il nous arrivera mais, d’après ce qu’a dit la commission d’entreprise, ce qu’ils nous réservent n’est pas du tout réjouissant», regrette Yannick, 30 ans. Comme lui, Théo, 25 ans, a effectué son apprentissage dans l’entreprise. «Personnellement, j’ai l’impression qu’ils n’écoutent rien de ce qu’on leur dit.»

Précisons que, si les locaux de stockage sont inaccessibles, le four reste en service, car l’éteindre l’endommagerait – or ce n’est pas le but du personnel ni des syndicats, ont-ils souligné. «Aucune bouteille qu’ils pourront mettre sur le marché ne va sortir tant que la grève durera», résume Nicole Vassalli.

Newsletter
«Dernières nouvelles»
Vous voulez rester au top de l’info? «24 heures» vous propose deux rendez-vous par jour, directement dans votre boîte e-mail. Pour ne rien rater de ce qui se passe dans votre Canton, en Suisse ou dans le monde.

Autres newsletters