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Photographies monumentalesVevey conserve certaines pièces du Festival Images 2020

En plus de la traditionnelle photo demeurant sur une aile des Trois Couronnes entre deux éditions de la manifestation, quatre autres instantanés seront encore visibles jusqu’en 2022 ou même au-delà.

Sur la façade de la caserne des pompiers de Vevey, l’incendie du quartier veveysan de Gilamont, en 1999. «Ce trompe-l’œil saisissant met ainsi le feu chez ceux qui le combattent quotidiennement», détaille le Festival Images, qui a fermé ses portes le 27 septembre dernier. Comme quatre autres photographies, cette image restera en place jusqu’à la prochaine édition de la manifestation, en 2022 au moins.
Sur la façade de la caserne des pompiers de Vevey, l’incendie du quartier veveysan de Gilamont, en 1999. «Ce trompe-l’œil saisissant met ainsi le feu chez ceux qui le combattent quotidiennement», détaille le Festival Images, qui a fermé ses portes le 27 septembre dernier. Comme quatre autres photographies, cette image restera en place jusqu’à la prochaine édition de la manifestation, en 2022 au moins.
Laetitia Gessler

C’était arrivé ponctuellement jusqu’à présent: entre deux éditions du Festival Images étaient notamment restés sur les murs de Vevey un minaret ou une cascade de cheveux de femme, tous deux collés par JR. Un seul lieu a accueilli des œuvres de façon ininterrompue une fois la biennale terminée: depuis 2010, l’aile ouest de l’Hôtel des Trois Couronnes a sublimé six artistes différents – de stars comme Pierre et Gilles ou le Finlandais Minkkinen aux jeunes pousses montantes comme Noémie Goudal.

Désormais, d’autres photos continueront d’orner les murs de la ville une fois les portes du festival refermées: la Municipalité a annoncé ce lundi avoir choisi quatre œuvres, en plus de celle d’oiseaux (de Stephen Gill) ornant le palace veveysan. Notamment un paon drolatique du Britannique Matt Stuart derrière la salle del Castillo ou une photo d’incendie (de la Suissesse Batia Suter) sur la façade de la caserne des pompiers – pas n’importe quel brasier, mais celui ayant ravagé un quartier veveysan en 1999.

La demande de rendre plus visible le label Ville d’images entre deux éditions du festival est récurrente de la part des milieux touristiques. Une volonté également réaffirmée lors des états généraux de la culture de Vevey, en 2017. «L’inspiration vient de «Voyage à Nantes», détaille Stefano Stoll, directeur d’Images Vevey. Chaque année, cet événement accumule une collection d’œuvres dans l’espace public, que les visiteurs peuvent découvrir en tout temps.»

Pourquoi le communiqué de la Ville énonce-t-il que ces pièces ne seront conservées que jusqu’en 2022 – soit la prochaine édition du festival? «L’important est que la réflexion et le processus permettant de pérenniser des œuvres aient débuté, répond Stefano Stoll. Le festival ne peut pas se priver de certaines façades sans en trouver de nouvelles. Nous verrons donc en 2022 quels endroits devront être libérés ou pas.»