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Vision ferroviaire 2050
Le Canton trace son chemin de fer

Palézieux, le 16 aout 2023, Des travaux CFF perturbent le trafic ferroviaire entre Puidoux et Palézieux, ce qui engendre retards et bus de remplacement. ©Florian Cella/24H
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D’ici à un quart de siècle, la demande pour le ferroviaire devrait augmenter de 90%. Autrement dit, elle va doubler. Cette croissance nécessite la construction de bouts ou même de nouvelles lignes complètes. Le Canton de Vaud cherche à répondre à ce défi avec sa stratégie ferroviaire «Vision 2025», présentée ce jeudi.

«Nous avons lancé cette stratégie en 2020 avec mon ex-collègue Pascal Broulis, a rappelé la conseillère d’État Nuria Gorrite. Nous sommes conscients qu’il faut anticiper un maximum pour décrocher des financements fédéraux.» Cette stratégie est une boussole «ambitieuse» mais «réaliste».

Cadences à 30 minutes et à 15 minutes

Pour éviter «l’effondrement du réseau» en vue de cette forte augmentation et répondre au défi climatique, le Canton vise la cadence à la demi-heure sur l’ensemble du réseau vaudois et au quart d’heure dans les agglomérations et des longs de lignes très fréquentées. Les infrastructures actuelles, déjà surchargées, ne permettront pas d’absorber cette croissance.

Dans un canton où la Confédération n’arrive déjà pas à mettre à niveau la gare de Lausanne, il va falloir construire, développer. Car plus de 80% des projets de «Vision 2050» relèvent du réseau national.

Gare souterraine à Lausanne

Justement, la gare de Lausanne doit être mise à niveau, mais elle devrait aussi être agrandie dans un avenir assez proche. La construction d’une gare souterraine est inévitable pour accueillir de nouvelles voies.

200 km/h entre Lausanne et Genève

L’axe Lausanne-Genève, avec sa ligne de la fin du XIXe et sa vitesse commerciale de 90 km/h, a atteint ses limites. Une nouvelle ligne complète doit voir le jour, si l’on souhaite augmenter la capacité et assurer la fiabilité de la liaison entre les deux capitales lémaniques.

Le tracé devrait longer en grande partie l’autoroute (selon les préétudes), pour permettre une vitesse commerciale de 200 km/h. Le Conseil fédéral a déjà donné son accord pour un bout de cette nouvelle ligne entre Morges et Perroy, qui sera réalisé en grande partie en tunnel.

Tunnel sous Lavaux

En direction de l’est, la ligne du Simplon est également l’un des axes les plus surchargés de Suisse. Le Chablais connaît une forte croissance démographique. La ligne traverse des paysages magnifiques. Il va donc être difficile de bétonner des vignes pour développer les infrastructures ferroviaires.

L’idée est de construire un tunnel sous Lavaux entre Lausanne et l’entrée de Vevey pour doubler la capacité de la ligne actuelle.

Tracé direct entre Lausanne et Romont

L’une des promesses de Rail 2000 était de réduire à moins d’une heure le temps de parcours entre Lausanne et Berne. Depuis, il ne fait qu’augmenter. Un tracé plus direct doit rapprocher la Suisse romande de la capitale bernoise. «Il en va de la cohésion nationale», estime Nuria Gorrite.

Cela se traduirait par un tronçon, principalement un tunnel peu profond, entre Lausanne et Romont, avec un temps de trajet de 45 minutes contre 66 aujourd’hui. Il passerait sous le Jorat et à proximité de Moudon. Cela permettrait également aux habitants de la Broye de rejoindre plus rapidement la capitale vaudoise.

La ligne du Jura n’est pas oubliée, avec le renforcement du «bypass», actuellement à une seule voie, entre Bussigny et Morges.

Les «petits trains»

Il n’y a pas que le réseau CFF. Les «petits trains» ont également un rôle important dans la desserte du territoire. À ce niveau, les projets notables concernent le Lausanne-Échallens-Bercher (LEB) avec un embranchement à Cheseaux pour rejoindre la gare de Renens. Le LEB serait ainsi enfin connecté au réseau CFF.

Dans le Chablais, le prolongement du Bex-Villars-Bretaye (BVB) jusqu’à Monthey est projeté, afin de le relier à la ligne du Simplon. Le Canton veut aussi reconstruire la liaison entre Vevey et Châtel-Saint-Denis, voire Bulle, pour connecter la Riviera à la Gruyère.

20 milliards à la louche

Cette stratégie et les projets qu’elle implique sont estimés à 2O milliards, «grosses mailles».

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