Avec «Les beaux parleurs», l’humour, c’est sérieux

RadioL’émission de La Première emmenée par Michel Zendali reprend la case laissée vacante par «L’agence». Critique.

Le journaliste et animateur Michel Zendali anime la nouvelle émission «Les beaux parleurs», sur RTS La Première. Il est le seul permanent du rendez-vous hebdomadaire.

Le journaliste et animateur Michel Zendali anime la nouvelle émission «Les beaux parleurs», sur RTS La Première. Il est le seul permanent du rendez-vous hebdomadaire. Image: RTS

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Le 29 mars 2015, l’émission satirique dominicale L’agence, qui succédait à La soupe, disparaissait des ondes de La Première. La direction annonçait vouloir chercher un nouveau ton, au-delà de la succession de sketches. Le bébé est arrivé dimanche 17 janvier à 11 h, sous la forme très en vogue du talk-show. Durant une heure, sous la houlette du journaliste Michel Zendali, trois chroniqueurs, un humoriste et un invité variant au gré des émissions revisitent l’actualité de la semaine. Les beaux parleurs échangeront sur un ton qui sera «celui d’une dispute entre ceux qui ne sont pas toujours d’accord sur tout et qui aiment bien en parler», annonce l’animateur.

«Le ton d’une dispute entre ceux qui ne sont pas toujours d’accord sur tout et qui aiment bien en parler»

Thomas Wiesel ouvre les feux avec une chronique sur les présidents humoristes. Le ton semble donné, mais le sérieux reprend ses droits lors des «disputes». Michel Audétat (journaliste au Matin Dimanche), Suzette Sandoz (ex-conseillère nationale libérale et ex-professeure de droit) et Sébastien Dieguez (chercheur en neurosciences et chroniqueur à Vigousse) devisent sur l’affaire Warluzel puis sur Christoph Blocher.

Miss Suisse et les saucisses

Lauriane Sallin, Miss Suisse 2016, rejoint l’assemblée radiophonique pour évoquer, détendue mais soucieuse de ne pas paraître superficielle, les agressions de femmes en Allemagne puis son début d’année couronnée. Thomas Wiesel jette de temps à autre avec ses «brèves» très brèves un regard décalé sur l’actualité, tandis qu’à la fin sont distribuées les «saucisses de la semaine» sanctionnant «la comparaison ratée, la métaphore bancale ou la stupidité abyssale».

Au final, si l’émission doit bien sûr trouver ses marques, notamment avec l’alternance des chroniqueurs, cette première a tenu davantage d’une aimable discussion que d’échanges piquants entre des personnalités censées s’opposer. Le ton, qui navigue entre divertissement et information, comme le souhaitait la direction avec son concept d’«infotainment», risque de déstabiliser les auditeurs biberonnés à La soupe. Quant à la «mise sur le gril» annoncée de l’invité, elle pourrait être plus musclée… (24 heures)

Créé: 17.01.2016, 18h51

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