Ben et Leo, deux potes chefs dans la lucarne

Fines gueulesLe duo partage son savoir-faire dans la nouvelle émission culinaire «Bon app!», le samedi à l’heure de l’apéritif, sur RTS Un. Rencontre de deux passionnés dans leur fief fribourgeois.

Léonard Gamba et Benoît Waber sont amis depuis vingt ans et ont grandi dans le même quartier de Villars-sur-Glâne.

Léonard Gamba et Benoît Waber sont amis depuis vingt ans et ont grandi dans le même quartier de Villars-sur-Glâne. Image: Jean-Paul Guinnard

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Ben et Léo ont 28 et 26 ans, et déjà une solide expérience dans la gastronomie. Leur parcours atypique démontre que la passion des fourneaux peut rapidement détourner de leur trajectoire des jeunes diplômés en économie politique et gestion d’entreprise pour les diriger vers une success story prometteuse. Les jeunes propriétaires du Café de la Fonderie, à Fribourg, qui a reçu cette année la reconnaissance du «Gault&Millau», sont également les nouveaux chefs de l’émission culinaire de la RTS repimpée et baptisée «Bon app!» sur les écrans depuis le début de septembre.

À l’antenne comme dans la vie, Benoît Waber et Léonard Gamba partagent à deux voix et quatre mains leur passion des produits locaux et d’une cuisine de saison revisitée d’une touche d’audace qui caractérise également la carte de leur restaurant. Décontractés face caméra, ils n’en restent pas moins des professionnels pointilleux et exigeants. À l’heure du coup de feu de midi, rien ne détourne un Ben très concentré de sa cuisine.

Le sanguin et l’hypersocial

Avant d’être associés, les deux hommes sont d’abord amis, depuis vingt ans. Les gamins habitaient le même immeuble dans un quartier familial de Villars-sur-Glâne et passaient tout leur temps libre dehors, à jouer et faire du sport. Même groupe de copains, même université, le duo, soudé, reconnaît sa complémentarité. Ben, le barbu, se décrit volontiers comme le plus sanguin des deux, le créatif aussi. Léo, «l’hypersociable», a le don de rassembler, d’accueillir et d’écouter le client. Au Café de la Fonderie, on le retrouve naturellement derrière le comptoir, en charge de la gestion de la salle et de l’administratif, tandis que Ben œuvre en cuisine. Mais à tout moment, l’un remplace l’autre. «On avance en confrontant sans cesse nos idées», disent-ils en chœur.

Le tremplin de «Masterchef»

C’est pendant leurs études que les Fribourgeois se lancent dans l’aventure de chefs à domicile. «J’ai participé à deux concours amateurs de cuisine et je les ai gagnés, se souvient Ben. J’ai eu envie d’aller plus loin.» Ensemble, toujours, ils rejoignent l’émission «Masterchef» en 2015, qui s’arrêtera aux portes de la demi-finale pour Ben, un peu plus tôt pour Léo. Là encore, ils appliquent leur devise: «On y va, on essaie et on verra bien.» Conscients d’être dans une télé-réalité, ils profitent au maximum de ces six semaines intensives de tournage pour apprendre, gérer leur stress et découvrir, encore et toujours, de nouvelles techniques. Forts d’une jolie notoriété, ils décident de surfer sur la vague avec l’envie, cette fois, d’avoir leur propre lieu. «On s’est dit qu’on se donnait six mois pour s’y mettre à fond et être crédibles», explique Ben. Et ils s’en donnent les moyens. Ben se forme à l’Institut Paul Bocuse, à Lyon, Léo à l’École de cuisine Alain Ducasse, à Paris, avant d’ouvrir le Café de la Fonderie en mai 2016, dans cette ancienne usine reconvertie en coopérative où plusieurs entrepreneurs se partagent les lieux. Avec ses 8 mètres de hauteur sous plafond, l’espace, baigné par la lumière des verrières, offre un cadre insolite et décontracté.

Dans les assiettes, les chefs privilégient les produits locaux. «Nous sommes une génération où les choses bougent très vite. On s’en inspire dans notre cuisine, qui évolue sans cesse. On cherche à créer une interaction avec le client en partant d’un ingrédient de chez nous. Par exemple, en retravaillant le fromage avec une émulsion de vacherin aux herbes ou de l’époisses et une gelée de cidre rooibos et pommes séchées», note Ben. L’originalité du duo séduit et la petite entreprise s’est déjà agrandie avec la reprise de deux autres lieux fribourgeois: le Kumo, un bar à «ramen», et Le Cintra, un gastrobar.

«Bon app!», RTS Un, sa (18 h 25), www.benandleo.ch

(24 heures)

Créé: 06.10.2018, 14h46

La rédaction sur Twitter

Restez informé et soyez à jour. Suivez-nous sur le site de microblogage

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

L'actualité croquée par nos dessinateurs partie 6

Paru le 13 décembre.
(Image: Bénédicte) Plus...