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L'Eglise protestante vaudoise aimerait faire mieux avec moins de pasteurs

Les autorités esquissent plusieurs scénarios pour le futur. Elles privilégient la recherche de nouvelles formes de cultes dans une société qui évolue

A la Sallaz, les bancs d’église ont été sortis pour laisser la place à des canapés.
A la Sallaz, les bancs d’église ont été sortis pour laisser la place à des canapés.

La communauté catholique progresse dans le canton de Vaud alors que les protestants sont en recul. Dès lors, l’Église évangélique réformée vaudoise (EERV) touchera moins de subventions de l’État dès 2025. En vertu d’un accord de «rééquilibrage», l’EERV devra diminuer le nombre de ses salariés. Ses effectifs (essentiellement des pasteurs et des diacres mais aussi du personnel administratif) passeront de 220 à 204 postes. Des suppressions de postes sans licenciements, précise l’institution.

Face à cette cure minceur inéluctable, le Conseil synodal (l’autorité exécutive de l’Église) a esquissé jeudi trois scénarios. Le premier consisterait à opérer des coupes linéaires en faisant partager l’effort entre ses 18 régions administratives et ses 84 paroisses. Le deuxième propose des coupes en y ajoutant des transferts de responsabilités: les services d’information, de Terre nouvelle (les bonnes œuvres) et les missions dans les EMS seraient gérés à l’échelon cantonal. Le troisième scénario prévoit des coupes supplémentaires pour les régions afin de créer cinq nouveaux postes à l’échelon cantonal. Des personnes chargées de «stimuler de nouvelles activités» et de «favoriser un changement de posture». C’est clairement cette solution qui a la préférence du Conseil synodal. «Évitons d’avoir une logique de peau de chagrin, lance la conseillère synodale Line Dépraz. Faisons plutôt preuve de résilience.»

Concrètement? Le culte traditionnel du dimanche matin convient à certains paroissiens mais il n’est plus forcément le lieu privilégié de rassemblement de la majorité des croyants. Des initiatives locales pourraient faire école, être reproduites ailleurs. «Nous pensons au réaménagement de l’église de Vennes qui répond à un besoin de convivialité. Toujours à Lausanne, la liturgie particulière de l’église Saint-François le samedi soir répond aussi à une demande», indique Line Dépraz. La création de lieux pour vivre différemment la spiritualité est évoquée, à l’exemple du Café du Marché à Payerne ou de la future Maison de la diaconie à Lausanne.

«Plutôt que de faire la même chose avec moins de forces, nous proposons de redéfinir notre action», résume Paolo Mariani, porte-parole de l’institution. Les paroisses et les régions de l’EERV seraient invitées à développer de nouveaux projets. Si elles n’ont pas les moyens de les mettre en œuvre, elles recevraient un soutien. La proposition du Conseil synodal se veut la suite logique d’un virage entrepris depuis plusieurs années pour faire évoluer l’institution. Mais elle nécessitera «un effort de sensibilisation et d’information». Reste à convaincre le Synode (l’organe législatif de l’Église), qui planchera sur le sujet les 9 et 10 mars prochains.

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