Au MCBA à Lausanne, c’est Le Nabi qui régale

RestaurationLe café-restaurant du Musée cantonal des beaux-arts propose une carte pluriculturelle et inventive.

Johans Valdiva et Delphine Veillon se sont associés pour l’aventure du Nabi.

Johans Valdiva et Delphine Veillon se sont associés pour l’aventure du Nabi. Image: PATRICK MARTIN

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Se restaurer dans un musée, à Lausanne, l’opportunité existe dorénavant au rez-de-chaussée du nouveau Musée cantonal des beaux-arts à l’enseigne du Nabi. Allusion directe au peintre Félix Vallotton, le Lausannois de naissance, star des collections de l’institution désormais installée dans le quartier culturel de Plateforme10. Le «nabi étranger» pour ses pairs, les Bonnard, Vuillard, Denis, théosophes en quête d’un renouveau esthétique. Mais la référence miroite encore l’envie de transmettre les couleurs libérées d’une cuisine pluriculturelle imaginative et subjective – tout comme les nabis.

Pour Johans Valdivia – associé à Delphine Veillon dans cette aventure après avoir chacun œuvré en solo à Lausanne entre La cuisine et La Folie Voltaire – il y a encore les sonorités du mot, sa magie, ses définitions: «En hébreu, c’est un prophète.» Dans les assiettes, soulignant les produits d’une présentation naturellement raffinée, le programme est, par contre, proche de la terre. À commencer par la star d’une carte cumulant les propositions pour des appétits divers (des paninabis au gruyère, chèvre, lard, tofu – variante maison du panini italien – aux petipaninabis pour les enfants): la pomme de terre…

La grande variété de sa palette gustative encore trop peu travaillée selon les patrons, ils lui font la fête dans les palets fourrés à la truite ou aux légumes (16 fr. 50 et 18 fr. 50). Un trio cuit au four proposé avec un accompagnement au choix (il y en a quatre entre 18 fr. 50 et 21 fr. 50). Même avec la légèreté d’une truite fumée pour le coiffer, le plat nimbé d’un pesto d’aneth, qui jongle selon l’arrivage avec les agatas, charlottes et autres belles de Fontenay, ravira les bonnes faims! Plus aérienne mais toujours aussi subtile dans la conjugaison des saveurs, la salade d’œufs poêlés au lard et oignons caramélisés (quatre propositions de salade à la carte entre 18 fr. 50 et 20 fr. 50) transporte en terres moins connues, même si les œufs brouillés auraient pu être plus moelleux encore.

D’inspiration végétarienne, mais surtout locale avec des préparations faites maison et des produits choisis dans le canton, la carte met la viande au menu du jour le jeudi (25 fr. le menu avec entrée, plat et café gourmand). Une philosophie qui se sirote aussi! Les jus artisanaux se dégustent, équilibrés et à la pression pour le Verjus ou le Kombucha. Et avec un même bonheur pour le fleur de sureau, gingembre, menthe même s’il faut mettre le prix (entre 4 fr. 50 et 5 fr. les 2,5 dl). Plutôt tartines pour ses petits-déjeuners déclinant l’histoire de l’art vaudoise, Le Nabi ne lésine pas non plus sur la variété des douceurs et excelle dans son moelleux au chocolat épicé avec une boule de glace (8 fr.).

Créé: 15.11.2019, 11h04

Les notes

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.