Un chouette trio pour l’apéro

TerroirsÀ Monthey, un aperitivo et un gin ont rejoint les vermouths dans l’offre d’Alata.

Hugo Pozzo Di Borgo propose désormais trois alcools pour l’apéro – mais pas seulement – sous le nom d’Alata. Le gin et l’aperitivo ont rejoint ses trois vermouths.

Hugo Pozzo Di Borgo propose désormais trois alcools pour l’apéro – mais pas seulement – sous le nom d’Alata. Le gin et l’aperitivo ont rejoint ses trois vermouths. Image: Maxime Schmid

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Que de naissances, en deux ans, chez les Poz-­ zo Di Borgo, à Monthey! En 2017, deux vermouths (blanc et rouge) avaient vu le jour, lançant la marque Alata (hommage au village corse dont Hugo est originaire), et depuis ils ont été rejoints par un vermouth rosé, un aperitivo et un gin, et la famille a accueilli une petite Charlie.

«C’est en fait le congé maternité plutôt confortable de ma femme qui m’a permis de retourner à la création, explique l’entrepreneur, plus à l’aise dans la concoction que dans le démarchage de points de vente ou de clients. Au mois de février, j’ai chargé toutes mes macérations de plantes, mes litres d’alcool en plus du matériel pour bébé dans la voiture, et nous sommes partis deux mois en Espagne. C’était un vrai bonheur de pouvoir à la fois me concentrer sur mes mélanges et être auprès de ma famille sans être dérangé.»

Local, artisanal et original

À bientôt 31 ans, Hugo Pozzo Di Borgo a enfin appris à déléguer. «Cela fait un mois qu’une brand ambassador travaille pour Alata. C’est la manière élégante de dire qu’elle s’occupe du volet commercial, de la relation client. Comme ça, je peux retourner à mes petites expérimentations.» Bon, il faut dire que, sans produits intéressants et de qualité, impossible de se faire connaître. Les deux vermouths d’Alata sont désormais bien présents sur le marché romand, et on en trouve dans environ 150 bars et restaurants et une trentaine de points de vente. «Ils plaisent parce que la marque est dynamique et que ce sont des apéritifs locaux, artisanaux et faits avec des plantes de chez nous. Je crois que les gens ne savent toujours pas vraiment ce qu’est le vermouth, mais ils aiment son caractère, et ça me va très bien!»

Dans une volonté de moins s’«embêter», le jeune homme s’est efforcé de rationaliser ses méthodes de travail et s’est aperçu qu’il construisait ses mélanges en exploitant systématiquement la même ligne de plantes. La colonne vertébrale d’Alata. «Et ce sont justement ces plantes que je veux garder secrètes, avoue-t-il avec un petit rire. Par contre je communique volontiers sur les autres ingrédients.» De sa réflexion espagnole, il a ramené une recette de vermouth rosé. «C’est clairement le plus accessible des trois, puisqu’il est axé sur le fruit et ne contient pas la moindre amertume. Sa couleur est fun et il est hypersimple à servir: dans un grand verre, juste avec des glaçons et agrémenté d’une tranche de pamplemousse. Je suis obsédé par le pamplemousse…»

En abandonnant un de ses ingrédients fétiches, le vin, il a créé un aperitivo suisse. «Nous voulions clairement proposer une alternative locale au très commercial Aperol, qu’on a longtemps essayé de déchiffrer. Notre produit a plus de complexité, de caractère. Il se situe entre l’Aperol et le Campari, avec un goût de plantes (il en contient une vingtaine) très marqué. Il a fallu travailler différemment, en infusant dans l’alcool avant d’y rajouter un caramel et un colorant naturel. On recherchait le rouge pour faire un Spritz helvétique, mais il tourne un peu à l’orange.»

Et malgré toutes ses réticences de base, celui qui trouvait le gin un peu has been – enfin partout sauf en Valais, où les gens commencent seulement maintenant à s’y intéresser – a décidé d’en ajouter un à sa collection. Un vrai gin valaisan, distillé chez Morand, avec la poire louise-bonne pour ingrédient principal. «C’est une super collaboration, se félicite Hugo Pozzo Di Borgo. En trois ou quatre mois nous tenions la recette, et ce gin est vraiment superfruité, loin des saveurs parfois médicinales ou épicées que l’on trouve sur le marché. J’ai choisi de ne pas partir sur l’abricot, par peur de ne pas pouvoir m’en procurer suffisamment toute l’année. La louise-bonne est acidulée comme j’aime. Je conseille de marier ce gin soit de manière classique avec un tonic, soit avec des jus Opaline, pour rester dans le terroir, à la fleur de sureau ou au gingembre. C’est superbe!»

www.alata.love

Créé: 27.07.2019, 11h09

Le gin valaisan, 45 francs les 50 cl.

L'aperitivo, 27 francs les 70 cl.

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