Les amatrices de vins sont conviées au Verre à Talon

ClubAmélie Cuhat et Maryline Kopp proposent dégustations et rendez-vous exclusivement féminins.

Amélie Cuhat (à gauche) et Marilyne Kopp trinquent ici au Café de Grancy mais leurs événements se passent ailleurs.

Amélie Cuhat (à gauche) et Marilyne Kopp trinquent ici au Café de Grancy mais leurs événements se passent ailleurs. Image: MARIUS AFFOLTER

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Elles ont la trentaine, sont amatrices de vins et travaillent toutes deux dans le marketing. C’est d’ailleurs aux cours du SAWI qu’Amélie Cuhat, la blonde, et Maryline Kopp, la brune, ont fait connaissance avant de devenir amies lors d’une nouvelle formation dans la stratégie digitale.

Mais c’est bien quelque chose du monde réel qui les réunit dans leur nouvelle entreprise: la passion du vin, qu’elles dégustaient ensemble après les cours. Elles ont ainsi lancé, à côté de leur métier, le Verre à Talon, un club destiné aux amatrices de vins, et exclusivement aux amatrices: les hommes ne peuvent pas assister aux événements que les deux jeunes femmes organisent. C’est une première.

«Nous ne voulons pas d’un ghetto féminin mais nous nous sommes rendu compte que, lors des dégustations ou des cours, les femmes sont souvent intimidées, n’osent pas prendre la parole ou poser une question au milieu des hommes», avancent-elles dans un beau duo où l’une complète les arguments de l’autre.

Passionnées aussi de gastronomie ou de mode, la blonde et la brune poursuivent: «A l’apéro, nous énumérions entre nous les clichés qui sont liés aux femmes dans le monde du vin, et cela nous énervait autant que cela nous amusait.»

Le premier est évidemment le goût immodéré de la gent féminine pour les vins doux, liquoreux ou sucrés. «J’adore les bordeaux rouges et le chasselas», s’amuse Marilyne. «Moi, ce sont plutôt les rouges italiens bien charpentés», poursuit Amélie avant d’ajouter: «Mais c’est aussi une question d’occasions ou de mariages de goûts.»

Le second cliché est que les femmes n’y connaissent rien. «Au contraire, nous sommes de plus en plus à nous intéresser au vin. Et il est même prouvé que le palais féminin est plus sensible à certains arômes que celui des hommes.»

Rester des amatrices

L’enjeu du Verre à Talon n’est pas de venir sur le terrain des professionnels. «Nous sommes clairement des amatrices et nos événements se font toujours autour d’experts dans le domaine du vin ou de la gastronomie», assurent-elles. Dégustations ciblées, accords mets-vins particuliers, soirées découvertes sont au programme du jeune club qui vient d’associer les poissons du Léman de l’Armoire à Brume, de Servion, et les vins de Simon et Maude Vogel, du Domaine Croix-Duplex, à Grandvaux.

«Nous aimerions arriver à un rythme de deux événements mensuels, l’un dans la région lausannoise, l’autre du côté de Genève», explique Maryline. «Et nous avons quelques ouvertures en Valais mais nous ne voulons pas aller trop vite non plus», ajoute Amélie.

Elles ont dégusté dans les différents salons, ont travaillé chacune dans une entreprise de vin au cours de leur carrière, et ont noué un petit réseau de relations qui leur permet de proposer une palette plutôt large d’activités.

Prix réduits

Pour l’instant, leur club compte une petite centaine de membres, qui paient une cotisation annuelle de 70 fr. Cela leur donne droit à un prix réduit pour les événements où elles peuvent aussi inviter leurs amies. Mais pas leurs amis. Les compagnons des fondatrices semblent s’accommoder de cette situation.

À coups de partenariats divers, les membres du Verre à Talon peuvent aussi bénéficier de prix réduits sur certains vins ou prestations. Mais le club ne vendra jamais de vin lui-même.

«Nous visions au départ plutôt des 25-35 ans et nous avons eu la surprise de voir que toutes les classes d’âge étaient représentées, signe que l’intérêt est là. Et c’est sympa de voir les participantes s’échanger leurs numéros après une soirée, pour rester en contact.»

www.leverreatalon.com

(24 heures)

Créé: 10.08.2018, 11h37

A venir

Si le programme est encore court, les deux prochains événements sont programmés. Le 13 septembre, à Lausanne, une soirée avec une œnologue professeur à Changins permettra de découvrir la cuisine libanaise et les vins du même pays dans des accords à découvrir. Le 30 octobre, un cours pour apprendre à déguster permettra de s’initier aux arcanes de cet art, «même si nous n’avons pas envie de rentrer dans le jeu du vocabulaire savant des arômes. Nous avons plus envie de parler de plaisirs et de goûts.»

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