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L’Auberge de Berolle affirme son style villageois avec bonheur

Rénovée par sa commune propriétaire, l'établissement a gardé son âme tant au café qu'au restaurant.

Andrew Antenen, patron de l’Auberge Communale, où la salle à boire jouxte la partie salle à manger.
Andrew Antenen, patron de l’Auberge Communale, où la salle à boire jouxte la partie salle à manger.
Vanessa Cardoso

Relookée et rénovée depuis une grosse année par la commune qui est son propriétaire, l’Auberge de Berolle fait parler d’elle depuis sa reprise par Andrew et Aline Antenen, ce qui est déjà bon signe. Certains évoquent le vaste choix de hamburgers concoctés par Andrew – qui se font aussi à l’emporter – d’autres le sens de l’accueil d’Aline, qui règne sur le service en engageant volontiers la discussion avec les clients.

Le lieu, retapé pour près de 1 million de francs quand même, se compose d’un café et d’une salle à manger mais tout le monde cohabite dans ce petit espace à peine séparé. Un défi au quotidien pour les tenanciers de village, lesquels doivent aussi bien préserver l’esprit des trois décis de «la table des menteurs» que proposer un cadre feutré pour les visiteurs occasionnels.

L’alchimie est ainsi trouvée à Berolle, qui revendique clairement ses racines terriennes en offrant des plats simples, bons et copieux, dans un style davantage brasserie que pinte. Une mention pour la cassolette de champignons (13 fr.), une entrée classique parfaitement exécutée, de même que la terrine de foie de volaille (10 fr.). Lors de notre visite, nous avons opté en plat pour les filets de perche (45 fr.) avec, en toute transparence, les explications d’usage sur la provenance, le Léman n’étant pas un puits sans fond.

Intrigués par la souris d’agneau «douce nuit au miel de Berolle» (38 fr.), nous n’avons pas regretté notre choix rien qu’en la voyant arriver, dressée sur un cercle de pommes de terre. Un régal pour l’œil et la confirmation de cette promesse visuelle en bouche: un must! À noter aussi que la chasse servie abondamment lors de notre visite a semblé donner le sourire aux tables voisines, alors que les desserts pourraient faire preuve d’un peu plus de finesse.

La carte des vins est pour sa part résolument minimaliste, mais le Gam’Notes 2016 de Cédric Albiez (Mont-sur-Rolle) fut une belle découverte dans cette sympathique auberge qui a «comme un goût de reviens-y».

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