A l’Auberge de Féchy, le repas tourne autour des vins fezzolans

Le coup de fourchetteMarc Salangros a repris les rênes de l'établissement le 1er juillet.

Marc Salangros (à g.) a repris les rênes de l’auberge le 1er juillet, avec Baptiste Pernin en cuisine.

Marc Salangros (à g.) a repris les rênes de l’auberge le 1er juillet, avec Baptiste Pernin en cuisine. Image: MARIUS AFFOLTER

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Tout autour de la vaste terrasse de l’Auberge Communale de Féchy, les plants de vignes donnent le ton: les vins du cru jalonneront notre repas. A la barre depuis le début du mois, Marc Salangros a choisi de ne servir que les nectars fezzolans pour accompagner ses mets traditionnels, dans un cadre invitant à l’épicurisme.

Dans un tel décor, impossible de se passer du sacro-saint verre de chasselas. Doux et léger, il se marie à merveille aux entrées. La tatin d’aubergines (12 fr.) croustille délicatement, tandis que la tomate d’Argentine (10 fr.), présentée sur un lit de salades et couronnée d’anneaux d’oignons rouges, offre une oasis de fraîcheur en cette période estivale. Le patron nous apprend que cette recette toute simple a été créée en clin d’œil à l’un de ses amis féru du pays sud-américain, où l’on déguste les tomates ainsi.

Une fois le chasselas écoulé, le vin rouge prend le relais pour le plat de résistance. Dans le verre, l’Allégresse – un pinot-gamay du Vieux-Coteau – porte bien son nom, on regrettera toutefois que la bouteille soit un peu froide. Il s’accorde parfaitement aux délicats morceaux de viande mitonnés par le chef. Dans l’assiette, une sauce au vin rouge sublime le carré d’agneau présenté sur une pierre chaude (38 fr.) ainsi que le filet de bœuf saignant (38 fr.), fondant littéralement sous la langue. Présentés sobrement mais non sans élégance, les plats sont servis avec de savoureux petits légumes et des frites hélas surgelées – le patron nous assure qu’elles seront bientôt faites maison.

L’Allégresse nous suivra jusqu’au dessert. Goûteuses, les profiteroles (12 fr.) croquent sous la dent, mais la présentation pourrait être un peu plus subtile. Un épais nuage de chantilly mêlé de sauce chocolat couvre les choux, formant un magma peu engageant. Quant au fondant au chocolat (12 fr.), il est un poil trop sec à l’extérieur mais délicieusement moelleux à l’intérieur. Parsemés dans l’assiette, des raisins évoquent, une fois encore, le caractère viticole de Féchy et de son auberge.

Créé: 29.07.2016, 11h04

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