Au Bourlatsapi, on marie terroir et raffinement

Le coup de fourchetteAudrey Montandon a repris avec succès depuis trois ans l'établissement au centre de Bercher.

Les patrons, Sami Hassam et Audrey Montandon.

Les patrons, Sami Hassam et Audrey Montandon. Image: Vanessa Cardoso

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Audrey Montandon a vite trouvé la bonne recette pour faire tourner son premier établissement: un mélange à parts égales de valeurs campagnardes et de techniques apprises dans les grandes cuisines du Pont de Brent et du Boccalino de Saint-Blaise (NE). Résultat, une cuisine savoureuse, sans chichi, mais avec la garantie de ne pas rester sur sa faim. Le recette parfaite pour faire tourner un café-restaurant de village, en l’occurrence celui situé sur le carrefour central du village de Bercher, à l’extrémité de la ligne du LEB. Le fait que les vingt places disponibles étaient toutes occupées lors de notre visite un mardi soir le confirme.

Les choses ont d’ailleurs parfaitement démarré avec des noix de Saint-Jacques au citron vert (16 fr.) et un carpaccio de bœuf et copeaux de parmesan (17 fr.). De la viande coupée à la main, pas trop fine, du parmesan de qualité et de la bonne huile d’olive, le tour est joué. Ayant grandi à Orzens, village distant de quelques kilomètres, Audrey Montandon sait comment contenter le client local. «Ici, il faut qu’il y ait quelque chose à manger dans les assiettes.» Ce qui n’exclut pas un assaisonnement soigné offrant un festival de saveurs marquées. «Je fais les choses comme j’aimerais les manger!», sourit la patronne.

Une viande de proximité

Le carpaccio provient du boucher Vuissoz installé à quelques dizaines de mètres derrière le restaurant. L’origine est la même pour les ingrédients de base du filet mignon de porc à la truffe et sa compotée de topinambour (39 fr.) et du steak tartare (25 fr.). Un plat aux saveurs méditerranéennes puisque agrémenté d’olives vertes. Une vraie variante, mais qui pourra déstabiliser les puristes de la spécialité. Au passage, le boucher fournit aussi la langue ou les tripes que la patronne cuisine deux fois par mois pour prolonger une tradition à succès initiée par ses prédécesseurs.

Le Courson, assemblage de gamaret/garanoir de Benjamin Morel à Valeyres-sous-Rances (25 fr. les 50 cl), accompagne agréablement le tout jusqu’au dessert, pour lequel on retient la proposition du mois: un cheese-cake aux agrumes et sorbet mandarine (9 fr.). Le tout est fait maison et également très goûteux, même si la cannelle du fond du gâteau l’emporte un peu trop sur les agrumes. Le rafraîchissant sorbet rétablit toutefois l’équilibre.

Dans la salle typique de bistrot villageois, le compagnon de la patronne, Sami Hassam, propose un service discret et souriant. Mais une fois par mois, le couple inverse les rôles: le chef de salle fait alors honneur à ses origines kurdes en concoctant mezzés et autres feuilles de vigne farcies. Les clients en redemandent. «Par contre, certains croient que Bourlatsapi est mon nom de famille, rigole le copatron. Mais c’est le sobriquet des habitants de Bercher et cela signifie les brûleurs de chapeaux.»

Créé: 06.12.2019, 11h18

L'adresse

Au Bourlatsapi

Place du Collège 10, 1038 Bercher

Tél. 021 887 66 10

www.aubourlatsapi.com

Fermé le dimanche et le lundi



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