Un Contretemps comme celui-là, on en reprendra volontiers un peu

Le coup de fourchette L'ancien Pavillon de Territet a été repris par quatre enfants de la région qui mettent en valeur son terroir, les pieds dans le lac.

Une belle ouverture sur le lac pour le patron Martial Chevalley et son chef de cuisine François Campisciano.

Une belle ouverture sur le lac pour le patron Martial Chevalley et son chef de cuisine François Campisciano. Image: Chantal Dervey

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Quand il survient sur une sublime terrasse au bord de l’eau, dans le panorama du Haut-Lac, un contretemps est assez bienvenu. Le Contretemps, c’est ainsi qu’a été rebaptisé le restaurant du port de Territet (anciennement Pavillon). Il vient de rouvrir, repris par quatre enfants de la région avec l’envie de mettre en valeur leur terroir. Poissons, fromages, viandes, vins, la carte offre une vitrine aux fournisseurs du cru.

Le chef François Campisciano, 33 ans, interprète avec modernité la cuisine du marché et, bonne note, propose quelques plats végétariens pas fadasses du tout. A commencer par les makis d’aubergine au chèvre frais, noisettes et jus de roquette que nous choisissons en entrée (16 fr. ou 21 fr. en plat).

La rillette de féra fumée (21 fr.) ravit d’abord par sa présentation (comme tous les mets servis d’ailleurs). Un joli bocal, un peu de mesclun dans le couvercle, du pain grillé joliment taillé, chaque détail a son importance. Après les yeux, les papilles sont bichonnées: petites graines de moutardes, parfum délicat de citron vert, les touches originales relèvent un plat déjà fort goûteux . La suite est à l’avenant avec l’entrecôte rassie sur os (49 fr.), présentée en lamelles sur une «onctuosité de carottes» avec sauce chimichuri et pommes rôties. Le filet d’omble de Chamby, sous une écume de jus aux agrumes et romarin (38 fr.) s’accompagne de quinoa et de choux pak choy. On s’attarde pour une soupe de fraises et basilic -géniale touche de pop-candy qui pétille en bouche, délicieusement régressive (11 fr.) et une panna cotta aux agrumes et à l’estragon (11 fr.)

Mention pour le menu enfant qui sort effrontément du créneau spagh’bolo-nuggets au profit d’un plaidoyer pour l’éducation aux arts de la table. En plus, les gosses peuvent aller jouer dans le parc attenant entre les plats. Tout bénef pour que les parents s’accordent cette parenthèse hors du temps, même si le budget est aussi estampillé Riviera... Sans être surfait par rapport à la qualité des assiettes et aux portions dignes de bons mangeurs.

(24 heures)

Créé: 30.06.2017, 09h01

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