Passer au contenu principal

Cueillons des plantes sauvages loin du monde!

Pour se promener pendant le confinement, la forêt recèle de belles richesses gustatives.

Un champs d'ail des ours.
Un champs d'ail des ours.
Getty Images

Depuis le temps qu’on vous le dit, vous l’avez compris: restez à la maison. Ce qui n’empêche pas de se promener parfois pour s’évader, dans des lieux les plus sauvages possibles. Et ça tombe bien, le printemps renaissant fait pousser ses premiers délices dans les champs non cultivés et les forêts.

«C’est la meilleure saison pour ramasser des plantes sauvages», explique Michaël Berthoud, de Cueilleurs sauvages, qui fournit en temps ordinaire la cheffe Anne-Sophie Pic et qui propose des balades découvertes. «Comme on peut les manger crues, elles gardent toutes leurs qualités nutritionnelles. Et comme elles sont jeunes, elles ont gustativement toute leur fraîcheur.»

Bien sûr, en se promenant, on évitera les contacts sociaux, mais aussi les propriétés privées, les champs cultivés. Et on ne cueillera que ce qui nous est nécessaire, en laissant de quoi faire perdurer.

«C’est une saison que j’adore, explique Nicole Resplendino, cueilleuse pour Carlo Crisci et pour elle-même. Mais j’en ai peu profité, étant confinée à la maison car j’ai contracté le coronavirus. Maintenant que je vais mieux, je me réjouis de sortir.»

Sur son blog, Loulougourmet se régale: «Pour moi, le printemps s’annonce dès la sortie des premières pousses. C’est peut-être pour cela que je l’attends chaque année avec tant d’impatience.» Voici quelques conseils de ces experts.

L’ail des ours

Michaël Berthoud mange tout dans l’ail des ours, la tige, les feuilles, les boutons floraux, les fleurs dont il fait un pesto. Il cueille également les graines qu’il met dans du vinaigre, au frigo, et qui donnent un condiment comme le poivre vert.

Nicole Resplendino utilise aussi les boutons, qu’elle fait juste blanchir avant de les mettre dans du vinaigre et un peu d’eau.

Pour éviter les risques, Loulou plonge les feuilles 30 minutes dans de l’eau vinaigrée et les frotte avant de les rincer. Après, elle les utilise ciselées pour agrémenter un fromage de chèvre, une recette de crevettes. Ou elle les poêle entières.

On peut en faire un pesto évidemment, les intégrer hachées à des gnocchis, comme le fait Marie Robert. Bref, l’utilisation est presque infinie.

L’ortie

Très riche nutritivement, l’ortie peut s’utiliser de multiples manières. En la laissant infuser une journée dans de l’eau froide, si possible au soleil, on obtient une boisson agréablement rafraîchissante et que certains trouvent très énergisante.

La soupe est un classique, évidemment. Loulou fait revenir un oignon haché dans un peu d’huile, ajoute 2 pommes de terre en dés, puis couvre d’eau et sale. Après 15minutes de cuisson, elle ajoute 4 poignées d’ortie, 1dl de crème, laisse cuire une minute avant de passer au blender.

Michaël Berthoud recommande la salade d’orties avec les jeunes pousses, qu’on passera sous l’eau avant de les hacher bien fins puis de les aromatiser d’une sauce à salade «bien généreuse». «C’est succulent!»

Christophe de Hody, du Chemin de la Nature, en fait un pesto en mixant les feuilles avec de l’huile d’olive, des câpres, du sel, voire des tomates séchées. On en fait de belles tartines ou on en garnit un plat de pâtes.

L’égopode

Nicole Resplendino en fait une soupe, en la mélangeant avec des dents-de-lion. Michaël Berthoud l’aime aussi en salade crue: «C’est l’une des meilleures plantes qu’on ait.» Son conseil: «L’égopode est facilement identifiable par ses feuilles triangulaires, doublement divisées en trois. Froissez une feuille entre vos mains, elle a une odeur aromatique qui rappelle le céleri.»

Loulou le rappelle: les fleurs, les feuilles sont comestibles. Pour elle, l’«herbe des boiteux» a un goût de livèche et de persil. Des jeunes pousses, elle fait des salades. Les moyennes s’utilisent comme des épinards ou comme condiments sur des pizzas ou dans des ragoûts. Enfin, elle déguste les fleurs en gelée de citron.

Le pissenlit

Mais cette bombe de nutriments a d’autres atouts: ses boutons et ses fleurs. Les fleurs, ou plutôt les pétales de fleur qu’il faut arracher, procurent un miel de pissenlit que même Betty Bossi conseille. Elle fait cuire 50 g de pétales dans 5 dl d’eau avec le zeste d’un demi-citron. Après 7 minutes, elle laisse infuser 12 heures. On filtre et on met le jus dans une casserole avec 1 cs de jus de citron et 250 g de sucre et on cuit pour faire confire.

Les boutons, Nicole Resplendino les met au vinaigre une bonne semaine avant de les croquer comme des câpres. Gabriel, de Cuisine sauvage, fait de même, en y ajoutant du thym, du laurier, de la coriandre…

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.