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Culture et nourriture se marient à Vevey pour viser le meilleur

La jeune Margaux Schwab organise les 1ers Food Culture Days dans divers lieux de la ville. Une initiative qui vient de sa vie à Berlin.

Margaux Schwab dans les locaux de Bravo Swiss, un des espaces qu’elle a envie de mettre en avant dans son festival.
Margaux Schwab dans les locaux de Bravo Swiss, un des espaces qu’elle a envie de mettre en avant dans son festival.
Odile Meylan

Margaux Schwab est pétillante et enthousiaste. Elle a surtout la foi qui déplace les montagnes… ou qui crée un festival original dans la ville de Vevey le week-end prochain. Ces premiers Food Culture Days visent à «créer une atmosphère d’échange et de rencontre pour promouvoir des modes de vie plus durables et responsables». La diplômée de l’École hôtelière de Lausanne vit à Berlin depuis trois ans et y a découvert une atmosphère qui convenait bien à son «profil d’entrepreneuse et de créative». «Je me suis installée dans le collectif d’artistes Agora, c’est un peu ma maison, et on s’est rendu compte que beaucoup de choses tournaient autour des repas qu’on organisait au centre de notre coworking. Ces moments qu’on improvisait souvent nous amenaient à nous interroger sur le sens de la nourriture, de refaire le monde autour de ce thème, comme une «rumination des temps précaires.» La jeune femme de 25 ans cultive aussi la convivialité et la bonne humeur dans une galerie d’art où elle travaille, avec une cuisine installée au centre de l’espace, qui permet de faire le lien entre les clients et les artistes.

Mais Margaux n’a pas oublié sa région d’origine (elle a grandi à La Tour-de-Peilz) et l’idée d’y organiser quelque chose qui réunisse art et nourriture la passionne. Comme elle n’a peur de rien, elle prend contact avec l’Office du tourisme Montreux Riviera, qui s’enthousiasme. Normal, la jeune femme a du bagout et de la passion dans la voix. Puis les partenariats se créent presque naturellement. «Je n’avais jamais organisé de manifestations comme cela. J’ai appris en faisant, comme on dit.» Elle veut mettre en avant la créativité, l’ouverture d’esprit, la connectivité sociale dans cette petite ville ouverte sur le monde. «J’ai envie de rassembler des gens qui ne se rassemblent pas d’habitude. Et quoi de mieux que de les mettre autour d’une table pour qu’ils se parlent?» Surtout, elle aimerait les faire réfléchir sur une alimentation durable, suffisante pour tout le monde.

Responsable

Comment mieux illustrer son propos qu’en regardant le premier événement du festival, Manila Man. Dans le très élégant cinq-étoiles que sont les Trois Couronnes, la brigade de cuisine va élaborer un menu haut de gamme avec des ingrédients fournis par Table Suisse, cette ONG qui récolte les invendus des supermarchés pour les offrir aux plus pauvres. Le tout dans un dîner-performance qui mêlera danse, théâtre, musique et storytelling, orchestré par Pepe Dayaw et Danilo Timm autour de l’histoire de ces rescapés d’un navire philippin du XVIIIe siècle qui se sont installés dans ce qui deviendra La Nouvelle-Orléans. «On doit aussi s’intéresser aux petites gens», martèle Margaux.

Elle a également envie de faire découvrir des lieux, comme ce café Tranquille qui porte si bien son nom, où elle a proposé au patron, Moulay Lakhdar, d’accueillir dimanche un atelier d’écriture avec l’auteur et naturaliste Vincent Delfosse. Ou le magasin Bokoloko, épicerie en vrac bio, qui verra samedi l’animatrice radio Catherine Fattebert lire des extraits de son livre Cuisine avec vue. «Ce sont à chaque fois des rencontres, des opportunités, des mises en relation de gens qui me disaient «tu devrais demander à…» et ça marchait.»

Avec le public

De son côté, le chef télévisuel Benjamin Luzuy travaille depuis quelques semaines avec le chorégraphe international Diego Agulló pour la quinzième édition de Foreplay, initiative berlinoise qui propose des rencontres originales. Ce sera donc ici un dîner-performance avec la participation du public. On n’en saura pas plus, même Margaux Schwab ne le sait pas. Foreplay verra également l’Agora Collective proposer un dîner immersif dans les différents espaces de l’Alimentarium. Ajoutez encore des ateliers destinés aux enfants, des installations, des expos, des tables rondes sur des thèmes d’avenir, une conférence du local Yvan Schneider, président de Slow Food Vaud, du yoga digestif, un choix de documentaires, un cours de chant ou un lunch végétarien… «On va prendre le temps de voir les réactions à cette première édition. Je ne sais pas du tout s’il y en aura une deuxième.»

www.foodculturedays.com

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