Tout près des étoiles, la Pinte de Crissier ne s’en laisse pas conter

Le coup de fourchette Face à l'Hôtel de Ville, Paula de Melo a apporté dans cette auberge refaite son large choix de viandes et son amour des fruits de mer.

Paula de Melo a quitté le Chalet de Boussens pour redonner une nouvelle vie à la Pinte de Crissier.

Paula de Melo a quitté le Chalet de Boussens pour redonner une nouvelle vie à la Pinte de Crissier. Image: Florian Cella

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Alors que les gastronomes convergent à Crissier pour les prouesses des maîtres de l’Hôtel de Ville, la commune voulait une adresse pour les gens du coin. La brigade de Franck Giovannini officie juste en face, mais elle ne fera pas rougir la Pinte. L’auberge communale vient de rouvrir en septembre, après une grande rénovation, sous la houlette de Paula de Melo, venue tout droit du Chalet de Boussens.

La carte réjouira les carnivores avec un large choix de viandes, spécialité de la patronne, mais elle déclare aussi son amour aux fruits de mer. En entrée, la bisque avec noix de Saint-Jacques, queues de cigale et gambas remporte le jeu de la séduction à la fois pour sa légèreté et ses belles couleurs (26 fr.). La fricassée de champignons (18 fr. en entrée), savoureuse quoique un peu lourde, marque quant à elle l’attention portée aux produits de saison.

Pour la suite, les Saint-Jacques et crevettes sauvages au pamplemousse (40 fr.) sont, comme les autres plats, un délice pour les yeux, grâce à un dressage créatif sans chercher à se donner un genre. On aurait peut-être apprécié de sentir davantage l’agrume pour y trouver une vraie originalité. Cet automne, la chasse s’invite au menu avec notamment un civet de chevreuil à l’ancienne et ses garnitures (28 fr.). Très bien cuite, la viande nourrit largement son homme, avec en plus des accompagnements aussi beaux que variés. Mention spéciale aux fruits pochés, pour jouer sur le sucré et le salé, et aux spätzli, agréablement soufflés.

Les desserts ne sont pas le point d’orgue de la carte, avec par exemple un mille-feuille chocolat-café agréable, mais manquant de finesse (14 fr.). Les tapas paraissent en revanche plus intéressantes, dont des spécialités portugaises comme les palourdes façon Bulhão Pato (16 fr.) et un Pica Pau de bœuf (18 fr.). On adore en tout cas le pâté de sardine offert en amuse-bouche. Pour finir, une carte des vins particulièrement bien fournie emmène en terres vaudoises et valaisannes, mais aussi italiennes, françaises, espagnoles et même portugaises.

Créé: 20.10.2017, 12h11

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