La gastronomie italienne fait son cinéma au Luigia lausannois

Le coup de fourchette La quatrième adresse de la chaîne s'est ouverte dans l'ancien cinéma Atlantic et le scénario est bien réalisé.

Michele Mancino, gérant de La Luigia 4e du nom, puisque le restaurant existe déjà à Genève et à Nyon.

Michele Mancino, gérant de La Luigia 4e du nom, puisque le restaurant existe déjà à Genève et à Nyon. Image: PHILIPPE MAEDER

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Des ampoules similaires à celles qui entourent les miroirs des loges illuminent la salle de l’ancien cinéma Atlantic. Au fond, le ballet des pizzaioli annonce la couleur: la star des lieux, désormais, c’est la cuisine italienne. Un Spritz aux dosages parfaits dans une main, une barre de baby-foot dans l’autre, on attend patiemment qu’une table se libère au Luigia, où les réservations ne sont pas possibles. Les conversations, que ce soit entre les 35 employés ou avec les 180 clients, se font en italien et au même volume qu’à Naples.

Le poulpe grillé est aussi bon que là-bas. Sa cuisson parfaite pourrait réconcilier avec le céphalopode tous ceux qui qualifient sa texture de «chewing-gum». Bien relevé, il se marie à merveille avec les pousses d’épinard et le fenouil crus qui l’accompagnent. Les olives apportent la touche salée et le citron l’acidité qui complètent cette délicieuse entrée (12 fr.). On accoste et on se rend dans les terres avec la bresaola artigianale, dont la coupe pas trop fine permet aux papilles d’en capter toute la saveur. L’accord avec les cœurs d’artichaut frais est une belle surprise gustative. On ne laisse pas une seule goutte d’huile d’olive dans l’assiette, que l’on nettoie volontiers avec le très bon pain au levain (11 fr. 50).

Puisqu’on y est si bien, on reste sous les oliviers avec des escalopines de veau façon Luigia (38 fr.). Vivement saisies, les tranches de viande sont garnies d’une très bonne sauce au parmesan, qui aurait mérité d’être servie plus chaude. Les copeaux de truffes noires développeront peut-être plus d’arôme en saison. La pizza Vulcano quant à elle n’en manque pas. Une pâte comme celle de la nonna, une sauce tomate à tomber, de la mozzarella fior di latte freschissima et des morceaux de chair à saucisse napolitaine au fenouil à s’en relever la nuit, que le chef a eu la bonne idée d’accompagner de poivrons jaunes (23 fr.).

On finit ce succulent voyage avec une panna cotta simple mais efficace (10 fr.) et une heureuse rencontre entre un carpaccio d’ananas, des grains de poivre rose et un trait de moscato d’Asti (12 fr.).

Créé: 15.07.2016, 12h51

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